‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 16 sur 251 · AZÉMIRE, SOLIMAN, NARSÈS · texte numérisé non relu

AZÉMIRE, SOLIMAN, NARSÈS

A cet événement je n'osais point m'attendre.

Quoi 1 vous y consentez ?

AZÉMl'KE,*àpart.

Tureune va l'enilendré.

Mais je connais son coeur.

SOLIMÀH.

Ah! vous, devez songer Que de vos fers , Madame , on vient le dégager. Croyez-voas sur son cteur avoir tant de puissance , Que rien ne puisse au moins suspendre la balance ? Entraîné loin de vous qu'il demeure , et c[u'enfîn La voix de son pays le redemande en vain ?

TOHE I. 3

nign^Pdi-vGoOgle

Oui , je le croîs sans doute ; oui , t^le est mon attente ;

Oui , loin de ses regards je lui sei-aî présente ;

A ses feux , malgré vous , )e dob me confier -,

Je le dois, je le veux. S'il osait m'oublier,

S'il devenait ingrat , ( sans doute il ne peut l'être ) ,

Plaignez mon infortune et sacliez me connaître ,

Gardez-vous d'un espoir prêt à se ranimer \

Tous me verriez mourir, mais non pas vous aimer.

Adieu, seigneur.

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