‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 154 sur 251 · ACTE I, SCiNE I. oqS · texte numérisé non relu

ACTE I, SCiNE I. oqS

Osez-TOiu Kf fr^v m r ]» Swnr d« tos frère»?

Pourquoi doKC ces devoirs , cet h«wMura «olranda Qu'obtient le suôde an pied de vos autels?

Pourquoi ces chants omek , cet acecM too^rsdres , Qui soûl des cri* de rage , et non pas dei prières ? Pourquoi de ce cercncâl le ipectac^ effrayant. Et d'Anloine Calu le squelette san^^ut f n saint d'nme nuÔD la p^onc du mordre , Et , les doigts étendus f l'antra main cenUe écrira. Il devait , nous ditnn , sons le» regard de Dieu , D'un culte plein d'eirenr signer le désaven : Fais au moins , Dien puissant, que aa main saagmnaîrt Ne signe point la mort de son naUtenrenx père !

CLÉKAC.

Si l'on eût de l'état consulté les besoins , Vos yeux de ces objets ne seraient pas témoins. Toujours les protestans ont divisé l'empire : Par de sévères lois il fallait les détruire.

Ll SALLB.

Aniï de la justice , est^e tous que j'entends ?

CLtRAC.

Est-ce von* qm seriez l'appui des proteslmt ? Vojez ces faclienx, hardis dès leur naissanœ, Far viimt ans de combats afièrmir leur pnissanoe ; Vaincus pïr MÀUds, qtvdqttefcns triomphans, Ilstibranlaient le sceptre anx mains de ses enfans. Henri quatre et son fils reçvu^nt en partage De ces dïssenlioBs le sanglant bMtage :

nign^Pdi-vGoOgle

396 lEAN CALAS.

Ami d'un seul ponvoir, la profond Ric^elim

Défendit la querelle et du trône et de Dieu.

n mourut; mab bientôt ce siècle vit paraître

Un roi qui sut parler, cjui sut agir en maître ,

Et qui, pour maintenir sa juste autorité,

Employa la constance et la sévérité.

Ce monarque imposant jusques dans ses iàiblesses ,

Gouverné par la gloire, et non par ses maîtresses,

Voulant de son royaume augmenter la splendeur ,

Sous la religion fit fléchir sa grandeur :

n connut les rigueurs de sa morale austère ;

TJn saint zèle dicta cet édit salutaire-

Qui livrait l'hérésie au glaive de la loi.

Que n'a-t-on conservé l'esprit de ce grand roi!

ljl salle.

Ainsi TOUS exaltez les crimes de vos princes I Oubliez-vous le sort de ces tristes provinces? Pontifes, magistrats dressant des échafàuds, Mos pères convertis à la voix des bourreaux, Abandonnant leurs biens, errant de ville en ville, Massacrés dans nos murs sous les yeux d'un Baville, Dans la nuit des cachots entassés par I^uvob ; Quelques-uns , en troupeaux fuyant au fond des bms , Poursuivis dans les creux des vallons solitaires , Au bruit du plomb mortel chassés de leurs repaires, Tels que ces animaux que l'homme en son loisir Égorge de sang froid par un affi^ux plaisir! ■ Oubliez-v6us enfin notre Septimanie, Jouet du fanatisme et de la tyrannie , Déplorant les trésors de ses champs dévastés ,

nign^Pdi-vGoOgle

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