‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 155 sur 251 · ACTE I, SCÈNE I. s · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I. s

Ht le deuil étemel de ses riches' cités ; Ses beaux arts transplantés sur la rive étrangère , Et ses nombreux eofans arracbés à leur mère?

Louis, cet enoemi de toute liberté, Plus flatté <jne chéri , plus craint que respecté , Imprimant à l'Europe une terreur profonde.

Obtint le nom de grand par le malheur du monde. Entouré soixante ans et de pompe et d'ennui , n crut que les humains n'étaient faits que pour Im : La France, qu'appauvrit son luxe despotique, Le vit fouler aux pieds la majesté publique , Des impôts accablans appesantir le faïx , Et nourrir son orgueil du sang de ses sujets. Il ne peut être absous par quarante ans de gloire} La misère du peuple a flétri sa mémoire :

Son règne avait causé de publiques douleOrs ; Mais le jour de sa mort n'a point coûté de pleurs.

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