‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 29 sur 251 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SOLIMAN, NARSÈS

SOLIHiK.

Il A.tisks, avec horreur elle fuit donc ma vue?

. BAKSÊS.

Je ne sais; mais enfin, inquiète, éperdue, Seigneur , elle semblait nourrir quelques soucis ; Ses yeux même, ses yeux de larmes obscurcis...

SOLtHÀR.

Non, les pleurs sont pourmoi.Tusaîs ce qu'on m'apprête^ Je veux troubler du moins leur exécrable ftteE Tu vois que ces brigands , de ruine aSamés , Tiennent de toutes parts ses sujets enfermés ; Fuyons loin d'elle, ami, fuyons loin de ma bonté, Courons , de ses dédains faisons luï rendre compte : Qu'elle pleure à son tour.

SARSÈS.

Seigneur, y penscE-vous?

Et quel est donc l'objet d'un si puissant courroux!*

n,gN..(j;ïG00glc

5a AZÉMIRE.

Faut41, quand une femme est ingrate ou parjure ,

Les armes à la main réparer cette injure ?

Son joug doit voua peser : sous un jong plus honteux ,

hes cliréùens cependant vous oppriment tons deux.

Voilà le seul penser qui doit remplir votre àme,

Non Turenne, Azémire, et leur stérile flamme.

Eh quoi ! l'on vous préfère un indigne rival !

Ignore^vons ce sexe et son penchant fatal ?

Cent fois d'nn lâche amour les caprices coupables

Ont fermé son oreillb à des voeux respectables ,

Et jamais, avant vous, guerrier ne s'est armé

Pour punir un objet qu'il avait trop aimé.

SOLIUAH.

Jamais pareille injure. Ah! que doit-elle attendre? Prétends-tu me bUmer? prétends-tu ta défendre? Justifier son cœur lâchement dégradé ?

Dis-moi , quel intérêt en ces lieux m'a guidé? Que m'importaient â moi les dangers d'Héraclée , Et votre Glicie à son tour désolée ?

Je n'ai vu qn'Azémire, et j'en reçois le prix. Il faut donc que jVpprenne à soufirir des mépris ; Pour tant de cruautés il faut de l'indulgence ; Et je dois rechercher, non ma juste vengeance, Mais des soupirs perdns , des sanglots impiùssam * Ou le pénible honneur de régner sur mes sms ! Nourri dans les combats , mais tendre , mais sensible. Je ne connais point l'art de cet orgueil paisible. De nos ardens climats j*ai toute'la fureur : On ne m'a pas instruit à contraindre mon coeur j Et ce cœtu-, indocile aux conseils de la gloire ,

nign^Pdi-vGoOglc

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