‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 31 sur 251 · LES MÊMES, D'AMBOISE, TURENNE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, D'AMBOISE, TURENNE

SOtlHAK.

Azëmire a daigne recevoir vos bienfaits ;

Vous la favorisez de quelques jours de paix ;

Mais Soliman, seigneur, ne veut pas d'indulgence :

On pourrait , je le sens , blâmer ma n^Ugenbe ;

Mes pertes , mes aâronis ont marqua tous vos pas ,

Et la croix insolente usurpe mes états.

Hîen ne doit ni fléchir ni suspendra ma haine. ,

Mon sort n'obéit pas au destin de la reine ;

Et si par des sujets ses vœux sont respectés,

Ce fer n'est pas du moins soumis à ses traités.

Adieu , seigneur ; bientôt sorti dé ces murailles ,

le veux tenter encor le destin des batailles ;

Xau^ soin de bâter ces Conçus instans ;

Pour vous et pour l'Asie ils seront importans.

d'amboise.

Je le crois ; mais, seigneur, à vous parler sans feinte, Ges instans ne sauraient nous inspirn* la crainte j Ib seront désirés, et jamais assez prompts.

SOLIMAM.

Je vais tout disposer.

d'ahdoise>

Et nous vous attendrons.

nign^Pdi-vGoOgle

Page 1