ACTE m, SCÈNE II. i
n est tem|» <{a'im ^t prescrive i mes sujets De renU«r dans le sein de l'église gracile.
A cette anguste loi s'il est quelque infidelle^ Par son juste trépas c'est i moi de venger Rome , et ce Dieu puissant que Ton ose outrager.
CÀTHERIKE.
Rendez , rendez , mon 61s , au trdne , à la patrie y A la religion, sa majesté chérie.
Le temps calmera tout. Ne croyez pas pourtant Être approuvé d'abord de ce peuple inconstant : Non, jusques aux bîenËtits, tout lui parait k craindre; n ne voit que des maux j et veut toujours se plaindre. Ses cris vous parviendront ; c'est à vous d'achever : Sachez le mépriser, mon fils, et le sauver.
LOmAIBE.
Sire , du coeur des rob c'est le ciel qui dispose ; Cest lui qui vous inspire , et vous vengez sa cause : Il bénira vos jours. Tel est mon sentiment.
Si l'on peut en eflèt s'expliquer librement, Sire , après nos malheurs renouvdés sans cesse , Xoserais demander pourquoi tant de faiblesse. Pourquoi tous ces traités que-je ne conçois pas. Un poison dangereux infecte vos états ; L'amour de la discorde et des choses nouvdles Enhardit contre vous un amas de rebelles.
Ah! si l'on eût daigné leur imposer des lois! Votre frère à mes yeux les a vaincus deux fois : Sire , je loi connais des livaux eu courage ^
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i54 CHARLES IX,.
Mais vous ne vonlez pas comomioer votre mm^e. Pent-étre aiirez-TOiu lien de tous eu rependr'; n Ikudrait les dompter , et non les convertir.
LOItRAlNK.
n faut des saintes lois implorer la piûssance ,
Punir, épouvanter la désobéissance,
Et non tenter encor le hasard incertain
D'une étemelle guerre où le sang coule en vain.
Sire, un mal violent veut un remède extrême :
L^état trop divisé s'est aflaibU lui-même ;
Et si l'on veut guérir sa funeste langueur,
Dix combats feront moins qu'un instant de riguçnr.
Soyez semblable au Dieu que le monde révère;
Montres-Tous à la fois indulgent et sévère ,
Avec le châtiment présentez le pardon :
Dans vos devoirs sacrés le zMe et f abandon ,
Les soins reconnaissans , la piété soumise ,
Sauront vous acquitter des Irienfàits de FégHse.
Écoutes, chérissez tes minbtres du ciel;
Tout le pouvoir du trdne est fondé sur l'autel.
De Pépin jusqu'à tous Rome et les rois de France ,
Conserverait to^oors ime étroite aUiauce ;
Ainsi de joor &i }our votre puissant état
A vu par le saint Siège augmenter son édat.
Il est temps de admer sa longue inquiétude :
IMeu jusques dan» les rois punit ringratitod^
CHAKLES, an
Vous TOUS bûses, monÂeur.
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