ACTE III
SemMait d'au ù haut rang vous Aler l'eapA^nce. '
Le pèredu chancelier de l'Hôpital était médecin du connétable de Bourbon , et petit-fils d'un juif d'Avignon , si l'on en croit Varillas.
Abl Siéger, OGvier, de qni lea nonu vanttf ■ , Seront de siècle en aiéde il jamais répitH.
Suger fut ministre on sénéchal sons Louis VU i Olivier fut
chancelier de France aous Henri II. La vertu du chancelier Olivier est vantée souTent dans les épttres latines du chancelier de lllàpital qui Ini succéda immédiatement.
Li paix a de noi maux troû foii rompu le coun j Et toujours ^touflijs ils renaisaent toujouri.
La première paîï entre les protestans et les catholiques fut conclue en 1 563 , très-peu de temps après l'assassinat du duc François de Guise ; la seconde fut conclue en i568 : elle est connue sous le nom de paix de Longjumeau. La troisième fut conclue en i5^o à Saint-Germain. Cette troisième paix ne fut proposée, de la part de Catherine de Médicis, que pour attirer à Paris les cheft du parti protestant.
Comment déterminer les boraei des pensëei?
- Des philosophes ont réclamé long-temps la tolérance religieuse : mais ce mot de tolérance est très-déplacé quand il s'agit d'opinions métaphysiques. Dans un pays libre , on doit avoir la liberté la plus illimitée de manifester ses opinions, sauf à être puni d'après la loi, si les opinions manifestées ont pu nuire à la société : mais en fait d'opinion , la calomnie seule est nuisible , la calomnie seule est punissable i tout le reste doit être indifférent.
La liberté religieuse n'est encore établie sur la terre que dans la république française et dans quelques provinces <le l'Amérique septentrionale; et ces contrées sont les seules, jusqu'b ce jour, oii les hommes aient joui d'une véritable liberté.
Dix «DS dëji passés , un ^t important Permit dans mea étati le colle protestant.
Cet édites! de 1S62.
Hi doivent leurs eUbàTaDde vos ancêtres.
Pépin , fils de Charles Martel , étant devenu roi des Français, donna l'esarchat de Raveone^u pape Etienne III, pour en jonir à perpétuité lui et ses successeurs. Son fils Charleiuagne confirma cette donation sous le pontificat d'Adrien I. Les papes étaient alors rassaui des rois de . France. Telle est l'origine de ces longues guerres de l'Empire et du Sacerdoce , qui ont désole si long-temps l'Italie et l'Alleniagne. De là vinrent tous les malheurs de la célèbre maison de Souabe , qui descendait de Charlemagne.
Jean-Sass-TEin: quittant, reprenant la couronne.
Jean -Sans -Terre fut excommunié par le pape Innocent 111. Ce pontife accorda l'investiture du royaume d'Angleterre au dauphin Louis, fils de Philippe-Augustei mais le faible Jean-Sans-Terre ayant mis son empire sons la protection du pape , et s'étant déclaré vassal du saint siège , le pontife équitable retira son excommunication. Le roi de France fut excommunié à son tour, aussi bien que son fils qui , malgré les défenses de Rom.e , avait passé la mer pour se mettre en possession du royaume d'Angleterre. L'infortuné Jpan mourut bientôt consumé de chagrins : son fils Henri 111 lui succéda. Le dauphin repassa en France après avoir été roi d'.ingleterre durant une année, k son retour,' il fut contraint de se soumettre à la pénitence qui lui fut imposée par le souverain pontife : ses chapelains allèrent à Rome demander pardon pour lui ; et ce pardon lui fut accordé à condition qu'il donnerait deux ans de suite au saint siège la dime de ses revenus.
Sept empereurs cbassës de l'^glûe et du trdae.
Les sept empereurs dont il s'agit sont, Henri IV, Henri V, Frédéric I , surnomme Barhetvusse , Philippe le régent , Othon IV, Frédéric II , Conrad IV. Les lecteurs seront bien aises peut-être de jeter un coup d'œil rapide sur cette foule ■ d'attentats des souverains pontifes.
L'empereur Henri IV est excommunié par Grégoire VII , par Victor III, par Urbain H, principal auteur des croisades, et par Pascal II. Soutenu et conseillé par la cour de Rome , le fils de ce grand et malheureux empereur se fait élire à la place de son père vivant : Henri IV demande grâce à ce fils coupable , et meurt à Liège en le dévouant aux vengeances du ciel. Henri V fit déterrer le corps de son p«re qui était mort rebelle au saint siège , et chargé des excommunications de quatre souverains pontifes.
Henri V, une fois affermi sur le trône impérial , change de dispositions envers la cour de Rome. Il est excommunié par Pascal II, par Gélase II, et par Caliste 11.
Le duc de Saxe , Lothaire , élu empereur aprës la morl de Henri V, conserve la paix avec la cour de Rome à force de complaisances , ou plutôt de bassesses. Il fut, dit-on, le premier empereur qui baisa les pieds du pape. Le Vatican érigea dès-lors en usage inviolable cette, humiliante cérémonie. Pour s'y soustraire , Conrad III , son successeur , n'alla point se faire couronner en Italie.
Frédéric I , successeur et neveu de Conrad III , et si cél^ bre sous le nom de Frédéric Barberousse , baise les pieds d'Adrien IV, et conduit sa mule* dans Rome ; il est excommunié par Alexandre. ni; il crée deux anti-papes; et, après vingt ans de victoire , il finit par faire la paix avec ce mên^e Alexandre III. Cette paix fut conclue à Venise : Frédéric
NOTES. aoi
baisa les pieds de son enDemî , et conduisit u mole dans la place Saint-Marc.
Henri VI, dtant devenu empereur apr^ la mort de Fr^ deric I, son père, ménage constamment les souverains pontifes pour opprimer le reste de l'Italie sans obstacle. Il fut injuste , avide et cruel ; mais il ne fut point excommunié.
Philippe I est excommunié par Innocent III pour s'être dit empereur sans la permission du pape : Innocent III lui propose de lever l'excommunication , s'il veut donner sa soeur en maria^ au neveu du souverain pontife : Innocent III demande aussi, pour la dot de cette princesse, plusieurs provinces de l'Italie- La proposition n'est pas acceptée.
Le même Innocent III excommunie Othon IV qu'il avait long-temps soutenu sous le règne de Philippe I.
Grégoire IX, frère dlnnocent III, excommunie Frédéric H , successeur d'Othon IV, et petit-fils de Barberousse , qu'il égalait par le courage et par l'ambition. Durant toute sa vie, Frédéric II ne cessa de conihattreet de négocier pour établir en Italie'le siège de l'empire : aussi nul empereur ne tut plus odieui au Vatican. Célestin IV et Innocent IV l'excommunièrent comme avait fait Grégoire IX. La cour de Aome attribua le livre de Tribus Impostoribus à son chancelier Des vignes.
Conrad IV hérita de l'excommunication lancée contre son père , de la haine du satnt siège , et des malheurs qui poursuivaient sa maison depuis plus de deux siècles. Les factions guelfes et gibelines déchirèrent l'Italie pendant son règne comme durant les règnes de ses prédécesseurs. ILmourat empoisonné, dit-on, par Maiofroi, bâtard de Frédéric II, et chef d'un parti considérable qui lui donna le trône de Naples et de Sicile.
Voyez Charles d'Anjou , le Gis Aea rois de France.
Ce fougueux pape , Innocent IV, après avoir déposé Frédéric II dans le concile de Lyon, après avoir prêché une croisade contre Conrad IV, et une autre contre Hainfroî , proposa le royaume de Tfaples au comte d'Anjou , frère de Louis IX , roi de France. Trois successeurs d'Innocent IV firent les mêmes offres au comte d'Anjou qui résolut enfin de les accepter. Il se rendît maître de Naples et de la Sicile; le jeune Conradin fut défait en bataille rangée : Charles d'Anjou eut la barbarie de lui faire trancher la tête, ainsi qû'k son cousin le duc d'Autriche : il eut la barbarie plus grande de revêtir cet assassinat des formes de la justice. Ces deux jeunes princes furent condamnés par un jugement juridique : ce jugement fut exécuté en 1268- Quinze ans après, les Vêpres siciliennes vengèrent la mort de ces ianocentes victimes.
Ceit ainsi qu'an milïea des bflchers de Constance Le scbisme d'un moment puisa quelque impoMance-
Le concile de Constance fut convoqué en i4i4 pBi'le pape Jean XXIII : on y condamna les opinions de Wiclef et de Jean Hus. L'année suivante , le concile fut terminé par le supplice de Jean Hus et de son disciple J4ràme de Prague. Jean Hus avait un sanf-condait de l'empereur Sigismond. Ce; deux hérésiarques furent brûlés avec beaucoup de cérémonie, en présence du pape, de l'empereur, et des pères du concile , pour l'édilîcRtioa des fidèles. Ces meurtres occasionèrent en Allemagne une guerre longue et cruelle , vulgairement appelée guerre des Hussites. Martin Luther, dans le même siècle , renouvela , avec un succès prodigieux , le» opinions de Wiclef et de Jean Hus.
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Gtoyen de la France , et anjet sous cinq rois , Soui votre Irére et tous, miniatre de ses loii.
L'Hôpital ^tait né en iSoS : par conséquent, il avait va Louis Xn, François I, Hepri II, François II, et Charles IX. Le cardinal ie Lorraine, qui fut long-temps son protecteur, le fit nommer chancelier sous François II.