Los Moros de la palaaca
collier escarramanesqae; mais par honnêteté et pour garder le décorum je n'ose le danser.
LE SACRISTAIN. Avec quatre figures que je puis vous enseigner chaque jour^ vous seriez au bout d'une semaine une danseuse unique, et déjà il s'en faut de bien peu.
l'étudiant. Tout ira bien; pour le moment allons souper, c'est l'important.
PANCRÂGio. Allons, je veux vérifier si les diables mangent ou non, avec cent autres mille choses que Ton raconte d'eux. Pardieut ils ne sortiront pas de ma maison sans m'avoir appris tout ce qu'on apprend dans la cave de Salamanque.
La scène change et représ(
(On sonne aux armes dans la portant nne petite corbeille 1 de pain ensanglanté.)
MORANDBOy comme en délire.
cela, mon ami ? Si ta n*es reyenu sans toi? Ami, qu'( m'as quitté, mais moi qui t :
pièces témoigne de ce que ci la blessure qui t'a donné la i cruel destin, dans ce mom cheverpour mon malheur e porte sur la mienne ; mais :
près de toi, aussitôt que j' douce Lira, ce pain conquis dire acheté avec le sang de
(Entre Lira portant des objets qn
LffiA. Quevois-je?
HOBAMDRO. Tu vois. Lira rôle et ma persistance à ne que je serai vivant I Je pour quand la vie me quitte.
LIRA. Que dis-tu, cher Me
MORAia)RO. Que tu peux destinée coupe le fil de moD avec ce pain te donnera, ( . repas. Ce pain que tu vois le gardaient. Il coûte la vie tu comprennes mieux com que je vais mourir et que avec amour ma dernière V(
n mimiiiiciiLCKiin»!Ès.
iMi «« k rt» t Li OTB de Salainanpe.
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TRAMPAGOS '
INTEBMÈDE
(Entre Trampagos en hahit de deoil, et àveo lut TademeotnB, ton valet,
portant deai èpéM d'escrime.)
TRAMPAGOS. Vademecam !
VADEMECUM. Seigneur!
TRAMPAGOS. Ta apportcs les épées?
VADEMECUM. Ooî.
TRAMPAGOS. G'est bien, montre et va-t'en* Apporte aqssi le grand fauteuil et les deux autres sièges de la maison.
VADEMECUM. Quels slégos? Y en a-t-il, par bonbeur?
TRAMPAGOS. Apporte le vieux mortim*, ie boociier et te banc du lit.
VADBMBCUM. Impossible. Il lui manque un pied.
TRAMPAGOS. Ëst-co uu défaut ?
TRAMPAGOS. Uu grand.
(Il 8ort.)
TRAMPAGOS, arec un toopir. Ah Pericoual ma Pericoua! Je suis resté, tu es partie, et, ce qu'il y a depis,jene sais où tues allée!
1. Le titre espagnol est : El Rufian viudo, llamado Trampagos,
Pour qui connaît ta vie, on peut croire pieusement que tu as une place à part; pourtant je ne me hasarde pas à t'assigner une place dans l'autre vie. Sans toi la mienne ressemblera à la mort. Pourquoi ne me suis-je pas trouvé à ton chevet quand tu as rendu Tâme, afin de la recueillir sur mes lè vres e t de te presser contre mon sein! Misère humaine! Qui peut se fier à toil Hier tu étais Péricona, aujourd'hui une froide poussière! comme dit un très-célèbre poëte.
, GHiQuizNÂQUE. G'cst moi, Trampagosl £st-il possible que TOUS soye z assez votre ennemi pour ensevelir de la sorte le soleil de la hampe? Assez gémir, assez soupirer, seigneur Trampagos. Changez vos larmes en aumônes, en messes et en prières pour la grande Péricona (que Dieu reçoive !) cela vaut mieux que des pleurs et des sanglots.
TRAMPAGOS. Vous avoz bavardé comme un théologien, seigneur Chiquiznaque; mais maintenant que j'ai dit ce que j'avais à dire, faisons un nouvel assaut.
CHIQUIZNAQUE. Seigueur Trampagos, ce n'est pas le moment de faire assaut. Aujourd'hui que les compliments de condoléance pieu vent ou vont pleuvoir, devons -nous passer notre tentps à nous attaquer ?
(Entre Vademecnm avec nne chaise délabrée.)
VADEMECUM. Bien t par ma vie! qui ôte à mon maître ses poses et ses attitudes sous les armes, lui ôte des jours de sa vie.
TRAMPAGOS. Retoume pour le mortier et pour le banc et n'oublie pas le bouclier.
VADEMECUM. J'apportcrai aussi la broche, la poêle et les plats.
(Vademecnm sort.)
TRAMPAGOS. Nous fcrraillerons avec quelques paroles, mais seulement en passant, car la douleur que me cause la mort de mon ange me lie les mains et engourdit tous mes sens.
v^>.^^ Cr"'' ^
TRAMPiGOS. 277
GHiQuizNAQUE. A quel âge est morte l'infortunée ?
TRAMPAGos. Pour SOS amios et ses Toisfnes elle avait trente-deux ans.
CHiQuizNAQUE. Elle était jeune.
TRAMPAGOS. Pour dire la vérité elle en avait cinquante-six. Hais elle savait si bien les cacher qu'elle faisait mon admiration. Oh f comme elle se teignait les cheveux ! Quelles boucles changées d'argent en or! Il y aura quinze ans le six du mois prochain qu'elle fut mon amie, et pendant ce temps elle ne me fit avoir ni querelle ni coups de bâton. Quinze carêmes, si je compte bien, passèrent sur la pauvre fille depuis le jour où elle devint ma chère et reconnaissante maitresse, pendant lesquelles tintèrent à ses oreilles trente sermons au moins, qui ne l'empêchèrent pas de demeurer ferme dans son affection pour moi, comme la roche immo. bile que battent les flots mouvants de la mer. Combien de fois sortant des plus grands périls, des prières et des supplications, inondée de sueur, la pauvrette me dit : c Plaise au ciel, mon Trampagos, que ce que je souffre ici pour toi, cher bien-aimé, vienne en décompte sur mes péchés ! >
cHiQuizNAQUE. Beau triomphe î Exemple rare d'une constance immortelle L On lui en aura tenu compte là-haut.
TRAMPAGOS. Qui pout en douter ? Ses yeux ne versèrent pas une larme pendant les saintes oraisons, comme si son âme était formée de bois ou de caillou.
GHiQuizNAQUE. femelle bien méritante, digne des louanges grecques et romaines. De quoi mourut-elle ?
TRAMPAGOS. Do quoi ? de presque rien. Les médecins disaient qu'elle avait mal aux hypocondres et au foie et qu'elle pourrait vivre en buvant de l'eau de Tamaris, pourvu qu'elle en bût pendant soixante-dix ans.
CHiQuizNAQUB. N'cu but-clle pas ?
IvsA
^La f.-*. V -'
â78 THEATRE DE NIpHEL CERVANTES.
TRAMPA60S. Elle mourqt.
GBiQuizNAQuis. Ga fat une sotte. Si elle efi ay^it ba jusqu'au jour du jugement, elle aurait vécu jusque-là ! lie malheur, c'est qu'on ne l'a pas fait suer*
TRAMPAGos. Elle a s^é onze fois.
{Vademecnm rentre avec (es chaises.)
GHiQUizsTAQUE. Et elle ne s'en est pas trouvé mieux?
TRAVPAGOs. Si fait! elle était toujours com^^ un jujubier vert, saine commis un poirier sauvage ou comme une pomme.
I .^^ GHiQuizNAQUE. Ou m'a dit pourtant qu'elle avait certaines 'fontaines aux j^ambes et aux bras.
' TRAMPA60S. La malheureuse était m vrai jardin. Avec tout cela la terra dévore aujourd'hui en elle les chairs les plus blanches et les plus belles qu'enserrèrent jamais ses . entrailles. Si ce n'était qu'il y a deux ans elle commença à avoir l'haleine moius pure, l'embrasser c'était embrasser un . pot de basilic ou 4'io&iUets.
cHiQuizNAQUE. G'est la carie ou la fluxion qui aura endommagé les perles de sa bouche, je veux dire ses dents.
TRAMPAGos. Un uiatiu elle s'éveilla sans elles!
VADEMEGUM. C'cst vrai, mais la cause c'est qu'elle s'était couché sans elles. J'en ai ratrouvé cinq des petites, et des autres elle en avait caché douze dans la niche du chien.
TRAMPAGOS. Pourquoi te mêles-tu de cela, imbécile?
VAPEM6GUH. Je rends honunaga à la vérité.
TRAMPAGOS. Chiquizuaque, la feinte dont je t'ai parlé me revieut à la mémoire, prends le fleuret et mets-toi en position de prime. «
VADEMEGUM. Laisscz là vos positions et suspendez l'assaut. Voici la Repulida, la Pizpita, la Mostrenca et le grand chef Juan Claros.
TRAMPAGOS. s!7&
TRAMPAGOS. Qu'ils soient cent mille fois les bienvenus !
(Entrent la Repnlida, la Pizpita, la MoÉtrenea, Jaan Giaros.)
JUAN. Dieu conserve le seigneur Trampagos !
RBPULiDA. Que le ciel chatigé en lumières éblouissantes son obscurité!
pizpiTA. Puisse -je le dépouiller de cette enveldppe soucieuse et obscure î
MOSTRENCA. Jésus ! quel fantôme de nuit! Otez-le d'ici!
vADEMEcuM. C'cst uuc attitude qu'il se donne.
TRAMPAGOS. Suls-jc douc uu Polyphèmc, un anthropophage, un Troglodyte, un barbare Zoïle, un caïman, un Caraïbe, lin mangeur de chair, vive, pour être ainsi traité ati inoinènl d'une si grande disgrâce?
JUAN. Il a raison.
TRAMPAGOS. i'ai pcrdu une fille du Potose, le mur qui soutenait le lierre de mes fautes, l'arbre qui abritait mes douleurs!
JUAN. La Pericona était un puits d'or.
TRAMPAGOS. S'asscoir au tomber du jour et se trouver le^ lendemain avec soixante écus en monnaie, est-ce peu de chose ? J'ai perdu tout cela avec celle qui n'est plus que poussière!
REPULiDA. Je confesse mon péché, j'ai toujours porté envie à son activité incroyable. Je ne peux pas faire plus; je fais ce que je peux, mais non pas ce que je voudrais.
pizpiTA. Ne te chagrine pas; celui que Dieu aide vaut mieux que celui qui se lève matin; tu m'entends.
VADEMECUM. Le refrain arrive comme s'il sortait d'un moule. Que Dieu vous donne un tel rêve, folles que vous êtes!
MOSTRËNGA< NOUS sommcs ses créatures; Dieu n'abandonne pas les êtres qu'il a faits. Je vâui peu de chose, mais
enfin je dîne^ je soape^ et mon homme est bien vêtu; une femme n'est pas laide quand elle a de l'entrain. Le diable seul est laid.
YAOEMEcuH. La Mostreuca a raison, et elle Taura plus encore si elle ajoute qu'elle est jeune et gentille.
cHiQuizNAQUE. Trampagos ainsi vêtu me fait de la peine.
TRAMPAGos. J'ai mls ce manteau et j'ai converti mes deux yeux en alambic.
VADEMECUM. Pour l'eau-de-vie?
TBAMPÂGos. Est-ce quo je m*arrose autant que cela, petit malicieux?
YAOEMECUH. Il rendrait quinze points à quatre blanchisseuses du pont. Voyez s'il peut pleurer autre chose que de l'eau-de-yie I
JUAN. Le grand Trampagos devrait imposer silence à ses larmes sans fin et revenir au Sicut erat in principium, je veux dire à ses gais oublis. Qu'il prenne une femme qui lui ôte la mémoire; il est naturel que le vivant aille à table comme le mort va à la sépulture.
REPULioA. G*est parler en Caton.
pizpiTA. Trampagos, je suis petite, mais j'ai une grande envie de te servir. Je n'ai pas d'amant et je possède quatrevingt-dix réaux.
REPULiDA. Moi cent; je suis bien faîte et point paresseuse.
MOSTRENCA. Moi j'cu ai vingt-deux et encore vingt-quatre, et je ne suis point sotte.
REPULIDA. mon Jésus 1 qu'est cela ? Contre moi la Pizpita et la Mostrenca? Vous voulez lutter avec moi, insecte, et toi, niaise t
PIZPITA. Par les os de mon aïeule dona Maria Bobales la peleuse de nèfles, je l'estime à l'égal d'un sou mauresque. A-t-on vu cet ange bète et bouffi qui veut se mettre audessus de nous autres !
TRÀMPÂGOS. 281
MOSTRBNGA. Sur moî, non. Je ne porte pas de charge qui ne me plaise pas.
JUAN. Faites attention que je défends la Pizpita.
GHiQuizNÀQUE. Sachez que la Repalida est sous les ailes de ma faveur*
YADEMEGUM. Icl fut Troiot On va faire des copeaux 1 Les chevaliers du manche jaune sont en présence. Je le répète: Ici fut Troie !
BEPULiDA. Ghiquiznaqne^ je n'ai pas besoin de défenseur. Laisse-moi^ je me vengerai moi-même en déchirant de mes mains pécheresses la figure de ce coing fiévreux.
JUAN. Repulida, respect au grand Juan Glaros I
PIZPITA. Laissez-la venir^ cette figure de pâte mal pétrie 1
(Entre on bomme très-tronblé.)
l'homme. Juan Glaros, la justice! la justice! L'alguazildc la justice vient par la rue en bas.
JUAN. Gorps de mon père! je ne m'arrête pas davantage
TRAMPAGOS. Hcstez tous, que personne ne s'effraye. Get alguazil est mon ami. Il n'y a nen à craindre.
(FauMe lortie.)
l'homme. Il ne vient pas par ce côté.
GHiQuizNAQUE. L'âme me tremble dans le corps parce que je suis banni.
TRAMPAGOS. Quaud même il viendrait il ne nous ferait pas de mal, c*est sûr; il ne peut pas crier parce qu'il est graissé.
YADEMEGUM. Fluisscz cc procès ct quo mon seigneur choisisse l'épouse qui lui convient le mieux.
BEPULIDA. J'y consens.
PIZPITA. Moi aussi.
MOSTRENGA. Et mOi.
VADEMEGUM. Grâcc au ciely à un si grand mal j'ai trouvé un grand remède.
TRAHPAGos* Gela m'enDoieJe choisis; MOSTRSNGA. Que Dieu te guide I REPULiDA. Si tù t^ennnies^ Trampagoâ, celle que tu choisiras s'ennuiera également.
TRAMPAGOs. Je me suis trompé. Je choisis sans que cela m'ehnuie.
MosTRENGA. Dleù tc guido t TRAMPAGOS. Je dis que je choisis la Repulida. JUAN. Chiquiznaque, qu'il la mange avec son pain.
GHiQuizNAQUE. Et même sans pain. Elle est savoureuse de toute façon.
REPULIDA. Je suis à toi.
pizpiTA. Es-tu heureuse!
MOSTRENGA. Pas si heurcusé. Ne lai porte pas envie. Trampagos n'est pas très-calholique; hier il enterrait la Pericona» aujourd'hui il l'a oubliée.
REPULIDA. Bien dit.
TRAMPAGOS. Prends ce manteau, Yademecum, et donne le au père, et qu'il te prête dessus une douzaine de réaux.
VADÈMECUM. Je crois que j'en ai quatorze.
TRAMPAGOS. Vile! vite! pars et rapporte six demi-litres du meilleur. Aie des ailes aux pieds!
VADEMECUM. Et aux épaulcs.
(Vademecum sort &yec. le manteau et laisse son maître en jastancorps;)
TRAMPAGOS. Pardicu ! si cela continue il faudra m'enterrer dëiiiàin.
REPULIDA. Lumière de mes yeux qui t'appartiennent! combien tu es mieux dans ce costume que dans cet autre sombre et mélancolique.
(Entrent deox musiciens sans guitares.)
pREKiER MUSICIEN. Hoi et mou camarade nous accourons à l'odeur du vin.
TRANPAGOS. 183
TBAHPAGOS. Soyez les bienrenus. Et tes gaitares? PREMIER MUSICIEN. Nous les avoDS à la boutique. Que Vademecum aille les chercher.
DEUXIÈME MUSICIEN. Qull y aille, mais moi jMrai aussi.
(Passe an antre mn^cien.)
PREMIER MUSICIEN. £h ! passaut, dls-moî 1 eDtends*tu?S'il Tient quelqu'un au logis qu'il m'attende un peu. Je n'ai qu'à boire un coup, à chanter deux chansons et je m'en vais. Le seigneur Trampaf os paraît derolr prendre des armes de bon goût.
(Yademecnm revient.)
VADEMECUM. La jarre de vin est dans l'antichambre.
TRAMPAGos. Apportc-la.
VADEMECUM. Il n'y a pas de verres.
TRAMPAGOS. Il y a uu autre vase qui n'a pas encore été étrenné. Apporte-le. Que le ciel te confonde l tu suffirais à déshonorer un Dieu!
VADEMECUM. Calmcz-vous. Le verre ne manquera pas et môme les verres de toute forme, dussions-nous boire dans celle de nos chapeaux !
(Entre un homme portant une chaîne sur son dos. Il regarde tout le monde et tons le regardent.)
REPULiDA. Jésus ! Gst-co UDC vlsiou? Qu'est cela ? N'est-ce pas Escai^raman? C'est lui, sans aucun doute. Escarraman de mon âme, ouvre-moi tes bras, mes amours I colonne de la hampe 1
TRAMPAGOS. Escarramau , mon ami ! comment cela se peut-il? es-tu une statue? Romps le silence et parle à tes amis.
pizpiTA. Quel est ce costume et cette chaîne?... Es -tu par hasard un fantôme ? Je te touche, et ta es de chair et d'os.
MosTRENCA. C'cst lui, ma chère; quoiqu'il se taise, il ne saurait le nier.
ESGABRÂMAN^ Je suis Escarraman; écoutez avec attention le court récit de ma longue histoire.
(Le barbier reyient avec deux guitares et en donne une à son compagnon.)
La galère fit côte en Barbarie, où la colère d'an juge m'avait envoyé pour ramer à tribord; je changeai d'esclavage et de sort. Je demeurai au pouvoir d'un Turc. Deux mois après je me sauvai, grâce au ciel , avec une galiote. Je recou- I vrai ma liberté, et aujourd'hui je m'appartiens. Je fis vœu ! et promesse inviolables de ne quitter ni mon vêtement ni ' ma chaîne jusqu'à ce que je les suspende aux saints murs d'un ermitage que dans ma contrée on appelle Saint-Mil- ' Ion de la CogoUa. Tel est le récit de mon étrange histoire, digne d'être conservée précieusement dans ma mémoire. La Mendez est-elle bien dans ses affaires ? Est-elle encore de ce monde? JUAN. Elle est à son aise à Grenade.
cHiQuizNAQUE. Là-bas elle regrette encore son pauvre Escarraman!
ESCARRÂMÂN. Qu'a-t-on dit de moi en ce monde pendant que dans l'autre je trouvais ma disgrâce et ma grâce*?
MOSTRENGA. Cent mille choses; et les comédiens t'ont mis à la potence.
pizpiTA. Les drôles ont fait une fricassée de ta moelle et de tes os.
REPULiDA. Ils t'ont rendu célèbre: que veux-tu de plus?
GHiQuizNAQUE. Ou tc chauto sur les places et dans les rues. On te danse sur les théâtres et dans les maisons. Ta as fourni plus de matière aux poètes que Troie au Tityre mantouan.
JUAN. On entend résonner ton nom dans les étables.