‹ Théâtre de Mme. AncelotChapitre 112 sur 350 · ACTE II, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IX

loi, tu compromets par un fol amour le repos de ta vie tout entière ; j'ai vu ton existence si enviée menacée par les soupçons d'un mari justement jaloux, et le chagrin dévorer tes jours si brillants. Albert ! est-ce bien lui? il m'apparaît sous un aspect nouveau ; je tremble d'interroger mon cœur, je ne peux plus croire à son amour, je crains jusqu'à ton amitié !

LA MARQUISE

Va, ne crains rien, Isabelle ; si tu n'avais pas tout son amour , est-ce que mes larmes couleraient ainsi ? et si tu n'avais pas toute mon amitié, est-ce qu'elles couleraient devant toi?

ISABELLE

Viens donc, viens donc, Charlotte, les répandre sur le cœur d'une amie.

la marquise, douloureusement.

On vient ! cache tes larmes et tes craintes, c'est le premier devoir qu'impose le monde.

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