SCENE VI
M. DE VERPY.
Beaucoup.
M. de normont , d'un ton plus sérieux. Vous nous conterez cela entre hommes, ces dames ne permettent pas...
M. DE VERPY.
Vous croyez que ces clames ne permettent pas... (A part. ) Ma nièce a rougi, Arthur est inquiet!... je ne me suis pas trompé.
M. DE NORMONT.
C'est que de votre temps les jeunes gens étaient très-audacieux : sous l'empire !... et les femmes étaient coquettes !..
M. DE VERPY.
Oh ! c'est si différent maintenant !
M. DE NORMONT.
Ce n'est plus cela, plus cela du tout.
M. DE VERPY.
Oh ! mon Dieu, non.
M. DE NORMONT.
Voyez plutôt lady Nelmoor: quelle simplicité, quelle absence de toute coquetterie ! aussi j'ai rendu hommage à tant de raison. Toujours douces, égales et bonnes, voilà les femmes que nous aimons maintenant ; ce n'est pas comme à votre époque, une folie passagère ; c'est une estime et une amitié de toute la vie. emma, à part.
Ce pauvre Normont! [Haut,) Ces Messieurs avaient parlé de déjeuner ?
M. DE VERPY.
Oui ; mais je désire auparavant avoir quelques instants d'entretien avec ma nièce.
lady nelmoor, étonnée.
Avec moi ?
M. DE VERPY.
Oui, je vous en prie. (Il a sonné, un domestique entre. ) Aidez M. de la Villette à passer dans la salle à manger, où j'irai le retrouver bientôt.
ARTHUR
A vos ordres, Monsieur. ( Il se lève soutenu par un domestique. A part.) Maudits souvenirs de 1805.
M. de normont, allant à son aide.
Prends donc garde ; et le médecin qui n'arrive pas. J'ai bien envie de t' indiquer ma recette pour les foulures.
EMMA
Je vais te remplacer, ma chère Adine, et faire les honneurs du déjeuner en attendant ton arrivée à table et celle de Monsieur.
M. DE VERPY.
Nous ne tarderons pas à vous rejoindre. ( Ils sortent. Arthur est soutenu par Normont et le domestique.)