SCÈNE XII
FORESTIER, MARIE, madame D'HORBIGNY , MELCOURT.
MADAME D'HORBIGNY.
Je me suis un peu oubliée ; nous arriverons tard au bal !... Ah ! dites-moi, ce que je viens d'apprendre de M. de Sivry est-il vrai ?
MELCOURT.
Sans aucun doute.
n MARIE.
MARIE
Mon père ?
MADAME D'hORBIGNY.
Encore une obligation que vous aura notre famille, monsieur Forestier !
MARIE
Qu'est-ce donc ?
FORESTIEB.
C'est une surprise que je vous avais gardée pour demain matin, après mon départ : votre père s'ennuyait un peu dans la retraite, et pourtant ne voulait pas venir à Paris.
MADAME d'hORBIGNY.
Il pensait que la patrie qu'il a servie vingt ans avec honneur n'aurait pas dû l'oublier.
MELCOURT.
Oh ! la patrie a quelquefois besoin qu'on aide sa mémoire ; et M. Forestier s'en est chargé.
Comment cela ?
FORESTIER
J'ai fait valoir les droits du général, son nom glorieux à la guerre et irréprochable dans les affaires : non seulement, il rentre dans l'armée, mais il obtient un commandement.
MARIE
Ce nouveau sujet de reconnaissance...
FORESTIER
Je veux faire le bonheur de tous ceux que vous aimez ! (A demivoix.) Ne pourrai-je donc rien pour le vôtre ?
marie, comme prenant une résolution.
Oui, vous pouvez... me promettez-vous de faire ce que je vous demanderai ?
FORESTIER
Je vous en donne ma parole.