‹ Théâtre de Mme. AncelotChapitre 55 sur 350 · ACTE II, SCENE XIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XIII

Mais vous disiez, ce matin, qu'ils étaient ennemis.

FORESTIER

Ce matin... mais j'espère qu'à présent...

MADAME D'HORBIGNY.

Ah!

melcourt , à Charles.

Vous avez vu madame ? vous vous êtes expliqués ?

CHARLES

Mais... oui.

FORESTIER

Sûrement, Monsieur, je l'avais chargé de plaider ma cause.

melcourt , à part.

Et je gage qu'il a gagné la sienne... (Haut.) A merveille ! marie , qui a été très-attentive au ton et aux mots de Melcourt, d'un ton grave et digne.

Oui, à merveille, monsieur de Melcourt ! car j'ai appris les dangers que peut courir une femme entraînée par son cœur (elle regarde Charles) ; je sais maintenant que, malgré ses principes et ses devoirs, elle irait plus loin qu'elle ne voudrait... et qu'il est des périls auxquels on n'échappe que par la fuite. Charles , à part.

Que veut-elle dire ?

forestier , saisissant la main de Charles. Ah ! que c'est bien à vous !

MELCOURT.

Si j'entends quelque chose aux femmes...

MARIE

Les femmes, Monsieur ? on les comprend rarement ; on les calomnie quelquefois et on les accuse toujours !... ainsi méconnues et découragées, elles sont faibles et peuvent devenir coupables ! estimées, aimées, elles trouvent des forces pour les sacrifices... mais leur courage est tout dans le cœur !... Monsieur Forestier, je pars avec vous.

FORESTIER

Vraiment ? oh ! quel bonheur !

charles , à part.

Ciel!

MADAME D'HORBIGNY.

Cela ressemblera à un enlèvement, et au milieu de l'hiver... c'est une grande folie.

MELCOURT.

Une grande sagesse !

Vi MARIE.

forestier , serrant la main à Charles.

f- Ç'esï pourlanj à vous que je dois cela, mon ami ! que je vous ai d'obligations!...

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