ACTE III , SCENE III
Toutes ces vieilles lettres sont comme un inventaire du passé.
MELCOURT.
Heureux qui peut , ainsi que vous , ne trouver dans le temps écoulé que de nobles souvenirs et non de tristes idées.
marie , qui s'est levée, tendant la main à Melcourt.
Il m'aime encore !.... notre amitié nous reste !.... des sentiments vrais, des mots qui viennent du cœur et qui sont gravés là !.... c'est tout ce que la vie a de bon !... et quand elle nous a laissé cela, nous n'avons rien à lui reprocher.
MELCOURT.
Demandez à madame d'Horbigny si les années que le temps lui apporte la laissent d'aussi bonne humeur que vous?...
MARIE
Ma cousine ?... des années ?... mais elle les oublie si bien, qu'elle croit que les autres n'y pensent plus !... Elle n'aura jamais que vingt ans.
MELCOURT
Elle n'a pourtant guère ménagé sa jeunesse pour vouloir qu'elle lui serve toujours.
MARIE
Oh !... pauvre amie !... elle n'a rien aimé ! et maintenant que les jouissances de vanité s'en vont , elle cherche encore ce monde qui n'a plus pour elle que des déceptions!... Je la plains !... UN domestique , annonçant.
Madame la comtessse d'Horbigny. ;
MARIE
Ah !...