‹ Théâtre de "Monsieur"Chapitre 22 sur 24 · THÉÂTRE FRANÇAIS ET ITALIEN DE LA RUE FEYDEAU · texte numérisé non relu

THÉÂTRE FRANÇAIS ET ITALIEN DE LA RUE FEYDEAU

MONSIEUR, que l'on savait s'être enfui en Hainaut, était devenu des plus impopulaires.

Les Comédiens Français de la troupe, fort inféodés aux idées de la Cour, conçurent une peine réelle de cette nouvelle appellation ; et, comme une compensation accordée à leur très réel chagrin, ils s'en furent porter en une visite leurs félicitations à M. de Montpensier, âgé alors de 15 ans, lequel, de sa propre initiative, était allé s'enrôler comme garde national de la section de St-Roch, et avait monté sa première garde le même jour, « Fiers et glorieux, lui dirent-ils, de ce Prince français, petit-fils d'Henri IV, qui devient simple soldat dans une armée dont un jour il pourra être chef. »

Dans le même temps, son frère aîné, le duc de Chartres, était à Vendôme, colonel d'un régiment de dragons, et sauvait la vie à deux prêtres réfractaires qui, le jour de la Fête- Dieu, s'étaient livrés à des impiétés extravagantes, pendant le passage de la procession. Le peuple, indigné, les voulait mettre à mort. Le jeune duc de Chartres — il n'avait pas encore dix-huit ans — les fit garantir par ses dragons, auxquels il défendit de tirer le sabre du fourreau. - Les Comédiens de MONSIEUR, instruits du fait, prièrent M. de Montpensier de faire parvenir à son frère aîné toute l'expression de leur admiration pour sa courageuse conduite.

Le 29 Juin, l'ancien Théâtre de MONSIEUR, devenu

THEATRE FRANÇAIS ET ITALIEN DE LA RUE FEY- DEAU, change de nouveau son titre et devient :

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