‹ Théâtre de NohantChapitre 203 sur 208 · DESŒILLETS, FLORIMOND, ERGASTE, FABIO · texte numérisé non relu

DESŒILLETS, FLORIMOND, ERGASTE, FABIO

DESŒILLETS.

Quel est ce quidam? Je ne vous connais point, mon ami!

FLORIMOND

Tu ne reconnais point Fabio ?

DESOEILLETS

Ah! il grandit à merveille, ce jeune homme!

FABIO

Il ne s’agit point de cela ; c’est moi qui suis le voleur, n’est-ce pas ? c’est moi qui ai pris la cassette ?

DESŒILLETS.

Vous l’entendez? il le dit, c’est lui qui a pris la cassette ! FABIO, avec un geste de menace.

Misérable!.

ERGASTE, bas, le retenant.

Patience! il faut ici confesser le diable! (Haut.) Père Desœillets, vous dites bien ! c’est lui qui a volé; j’ai vu la cassette dans ses mains, tout à l’heure.

DESŒILLETS.

H y en a donc deux ?

ERGASTE

Oui, puisque l’autre est chez toi I

DESŒILLETS.

Chez moi ? Vous mentez 1

ERGASTE

Ah! cette fois, tu dis vrai. Elle n’est plus ni à toi, ni à Fabio, ni à Marielle ! Elle est à celui qui l’a trouvée, elle est à moi!

MARIELLE

DESOEILLETS, so ranimant tout à coup.

A toi, brigand ! à toi la cassette? Oh 1 je te la ferai restituer 1 Au voleur, à l’assassin 1 vous êtes des coquins, des larrons que je ferai tous pendre ! rendez-moi mon bien 1 (n rcut se jeter sur Ergaste, Fabio l’arrête.)

ERGASTE, après avoir fait un signe 5 Fabio.

Eh ! laissez donc M. Desœillets vaquer à ses affaires ! il n’y a point ici de guet-apens; qu’il parte 1 (Fabio laisse aller Desœillets, qui sort en trébuchant et en cherchant la porte. — Ergaste h Fiorimond.) Toi, suis-le ; son instinct d’avare le va conduire à la place où il a caché son vol ; reprends notre bien et ramène ici ce coquin, vif ou mortl

FLORIMOND

Je m’en charge! vous autres, avertissez Marielle. (il sort.)

Page 1