DESŒILLETS, FLORIMOND, ERGASTE, FABIO
DESŒILLETS.
Quel est ce quidam? Je ne vous connais point, mon ami!
FLORIMOND
Tu ne reconnais point Fabio ?
DESOEILLETS
Ah! il grandit à merveille, ce jeune homme!
FABIO
Il ne s’agit point de cela ; c’est moi qui suis le voleur, n’est-ce pas ? c’est moi qui ai pris la cassette ?
DESŒILLETS.
Vous l’entendez? il le dit, c’est lui qui a pris la cassette ! FABIO, avec un geste de menace.
Misérable!.
ERGASTE, bas, le retenant.
Patience! il faut ici confesser le diable! (Haut.) Père Desœillets, vous dites bien ! c’est lui qui a volé; j’ai vu la cassette dans ses mains, tout à l’heure.
DESŒILLETS.
H y en a donc deux ?
ERGASTE
Oui, puisque l’autre est chez toi I
DESŒILLETS.
Chez moi ? Vous mentez 1
ERGASTE
Ah! cette fois, tu dis vrai. Elle n’est plus ni à toi, ni à Fabio, ni à Marielle ! Elle est à celui qui l’a trouvée, elle est à moi!
MARIELLE
DESOEILLETS, so ranimant tout à coup.
A toi, brigand ! à toi la cassette? Oh 1 je te la ferai restituer 1 Au voleur, à l’assassin 1 vous êtes des coquins, des larrons que je ferai tous pendre ! rendez-moi mon bien 1 (n rcut se jeter sur Ergaste, Fabio l’arrête.)
ERGASTE, après avoir fait un signe 5 Fabio.
Eh ! laissez donc M. Desœillets vaquer à ses affaires ! il n’y a point ici de guet-apens; qu’il parte 1 (Fabio laisse aller Desœillets, qui sort en trébuchant et en cherchant la porte. — Ergaste h Fiorimond.) Toi, suis-le ; son instinct d’avare le va conduire à la place où il a caché son vol ; reprends notre bien et ramène ici ce coquin, vif ou mortl
FLORIMOND
Je m’en charge! vous autres, avertissez Marielle. (il sort.)