COQUE RE T
Je sais que monsieur m’aime beaucoup, parce qu’il sait que je l’aime encore plus que beaucoup, et, comme monsieur a un bon cœur...
DURAND, qui a endossé sa vosto.
Allons ! si tu le prends comme çà, tu n’3s pas tort de compter là-dessus. Tu es insupportable, et pourtant tu es un bon garçon I Qu’cst-ce que tu as? Voyons, la migraine?
COQUERET.
Non, monsieur.
Üne courbature ? un refroidissement ?
COQUERET.
Mon, monsieur.
DURAND
Eh bien, quoi, alors?
COQUERET.
Je ne sais pas.
DURAND, impatienté.
Où as-tu mal ?
COQUERET, intimidé.
Nulle part, monsieur. Ça va mieux, ça se passe.
ÜURANI).
Enfin que sentais-tu tout à l’heure ? Parleras-tu? Te moques-tu de moi ?
COQUËRET,
Oh 1 monsieur, par exemple 1
Tiens, sais-tu? tu as le cerveau félé, voilà ta maladie.
COQUERET.
Oui, monsieur, justement ; c’est ça.
DURAND
Tâche de guérir, ou tu ne seras plus bon à rien. Allons, va me chercher mon calé... et mon journal ; dépêche-toi!
COQUERET, à part.
Je n’oserai jamais I... Faut que je trouve une idée! (n »ort.)