ACTE IV, SCENE V
Soyons indigne fœur d'un fi généreux frère,
C'eft gloire de paffer pour un cœur abatu
Quand la brutalité fait la haute vertu.
Eclatez, mes douleurs, à quoy bon vous contraindre ?
Quand on a tout perdu, que fçauroit-on plus craindre '
Pour ce cruel vainqueur n'ayez point de respect,
Loin d'éviter fes yeux croiffez à fon asped,
Offencez fa victoire, irritez fa colère,
Et prenez, s'il fe peut, plaifir à luy déplaire.
Il vient, préparons-nous à montrer constamment
Ce que doit une Amante à la mort d'un Amant.