‹ Théatre de PicardChapitre 100 sur 406 · AUGUSTE, MADEMOISELLE DELORME, MADAME DURVILLE · texte numérisé non relu

AUGUSTE, MADEMOISELLE DELORME, MADAME DURVILLE

MADAME DURVILLE, ti'ès paiéo.

Ah! VOUS voilà, Auguste; je vous cherche partout. Vous avez du goût, je le sais; dites, ne suis-je pas mise à ravir?

MADEMOISELLE DELORME

Ma tante, c'est mademoiselle Delorme,

MADAME DURVILLE

Mademoiselle Delorme! Eh! bonjour, ma chère voisine. Vous qui vous y connaissez, n'est-il pas vrai que ce bonnet-là me va à ravir?

AUGUSTE

Madame...

MADAME DUHVir.LE.

El cette robe, n'est-ce pas du. dernier goût? En vérité^ M. Crépon s'est surpassé aujourd'hui.

AUGUS^IE.

Ma tante....

MADAMi; DlUVn.LE.

Je n'ai pas voulu mettre jues diamants, paicc (|U" h\

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simplicité sied loujours mieux quand on est chez soi. Qu'en pensez-vous?

MADEMOISELLE DELORME

Madame, je suis descendue exprès pour vous prier....

MADAME DUK VILLE

Je me iais une idée délicieuse de notre fête de ce soir; nous n'aurons jamais eu tant de monde : six tables de bouillotte dans le ccrand salon, et Ton dansera dans la galerie. Mais concevez-vous le caprice de M. Durville, qui voulait remettre la fête? En vérité, cet homme-iii ne sait ce qu'il veut. Eh! mais, mon Dieu! moi. qui n'y ai pas pensé, il laut que vous en soyez, ma petite voisine; à votre âue on aime la danse. Ne vous inquiétez pas de votre toilette; une jeune personne, tout lui va : une rose dans les cheveux seulement, et vous serez charmante.

MADEMOISELLE DELORME

Ah! madame, nous ne sommes pas en humeur de songer à nos plaisirs.

MADAME DURVILLE

Gomment donc ! qu'avez-vous. je vous prie ? Vous m'inquiétez; confiez-moi vos peine.>, ma chère enfant. (sj iv^aidaiit à uiio ^'aoe.' Ah! le joH bonncl ! mon Dieu! le joli bonncl ! j'en raffole.

MADEMOISELLE DELORME i

Je venais exprès pour solliciter votre entremise.

MADAMH DLUVILLE.

Tout ce (jue VOUS voudrez, ma chère voisine; vous savez combien je suis attachée de cœur à vous, à votre cher papa. {Jomme elle est intéressante cette bonne petite! n'est-il pas vrai, Auguste?

AUGUSTE

Ah! j'en élais bien sûr, ma tante, que vous ne seriez pas insensible à la situation de mademoiselle. Vous sau-

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