‹ Théatre de PicardChapitre 102 sur 406 · AUGUSTE, MADEMOLSELLE, DELORME, MADAME DURVILLE, M. DURVILLE · texte numérisé non relu

AUGUSTE, MADEMOLSELLE, DELORME, MADAME DURVILLE, M. DURVILLE

MADAME DURVILLE

Venez, venez, monsieur; je suis bien aise de vous voir. J'ai à vous gronder. Est-il permis de se conduire de la sorte avec un voisin, un galant homme dans le malheur?

DURVILLE

Quoi donc, madame"? qui peut m'attirer cette réprimande de votre pari?

MADAME DURVILLE

Comment, Monsieur! vous poursuivez avec acharnement ce brave M. Delorme? il faut de l'humanité, monsieur Durville.

DURVILLE

Permettez-moi de vous dire, madame, que je suis tout aussi humain qu'un autre, mais que vous n'entendez rien aux affaires de commerce, et qu'il ne vous convient pas même de vous en mêler.

MADAME DURVILLE

D'accord, monsieur. Mais quand une personne aussi intéressante que Mademoiselle vient implorer mon appui, cerlainemeut je ne le lui refuserai pas ; et si j'ai (pielquc pouvoir sur vous...

i;ji DLHAUTCOUKS

DURVILLE

Mademoiselle, je suis fàclié... [a si feiumc. ' En vérité, madame, je ne sais à quoi vous songez de m'exposer à une scène aussi désagréable.

AUGUSTE, à Mlle Delormc.

Du courage.

MADEMOISELLE DELORME

Monsieur, ne nous accablez pas...

DURVILLE

Mademoiselle, j'ai déjà usé de tous les ménagements possibles envers monsieur votre père ; il y a un terme à tout, et la sûreté du commerce...

AUGUSTE

Eb quoi 1 mon oncle, oseriez-vous inculper la probité de M. Delorme? Ab! croyez que, sans les événements malheureux dont il est la victime, dès longtemps il se serait acquitté.

DURVILLE

Je n'ai pas de conseils à recevoir de vous, monsieur.

MADEMOISELLE DELORME

^"irritez pas votre oncle, monsieur Auguste.

MADAME DURVILLE

AlloiLs, monsieur Durville, il y aurait de l;i barbarie à tourmenter une bonnète famille.

DURVILLE

Eh bien, madame, je verrai, je m'arrangerai, (a sa rommc.) Je ne vous pardonne pas de m'avoir rais dans un pareil embarras.

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