‹ Théatre de PicardChapitre 308 sur 406 · PHILIBERT CADET, MADAME DERVIGNY · texte numérisé non relu

PHILIBERT CADET, MADAME DERVIGNY

MADAME DERVIGNY

Oui, à mon tour ;i présent.

PHILIBERT CADET

.le ne vois pas ce qui m'empêcherait de retourner au

Dlllarci. (il va pour sortir, et rencontre madame Dervigny.) MADAME DERVIGNY.

Monsieur Philibert.

PHILIBERT CADET

Madame.

MADAME DERVIGNY

Je suis bien aise aussi d'avoir une conversation avec vous.

PHILIBERT CADET

Madame, c'est beaucoup d'honneur....

MADAME DERVIGNY

Vous avez cherché à vous lier avec mon gendre, et nous nous sommes empressés de vous inviter. Notre maison est fort apréable. Nous donnons des bals, des concerts, et quand on a vos talents....

PHILIBERT CADET

Oh ! mes talents.

MADAME DERVIGNV.

On nous avait bien dit que vous étiez modeste.

PHILIBERT CADET

.l'ai quelque sujet de l'être.

MADAME DERVIGXV.

Vous êtes excellent musicien?

PHILIBERT CADET

Je joue la contredanse.

MADAME DERVIGNY

Vous dessinez ?

PHILIBERT CADET

Pour m'amuser, je crayonne.

MADAME DERVIGNY

Vous faites des vers ?

PHILIBERT CADET

Des vers! moi !

MADAME DERVIGNY

Ne vous en défendez pas. Mon gendre et moi. nous aimons beaucoup la poésie.

PHILIBERT CADET

Oh! alors (a part.) Peste! on me suppose bien

habile.

MADAME DERVIGNY

Mais ce que j'estime plus que le talent, c'est le caractère.

PHILIBERT CADET

Le mien est excellent.

MADAME DHRVIGNY.

C'est la conduite, ce sont les mœurs.

PHILIBERT CADET

Ah! sous ce rapport....

MADAME DRRVIONY.

On nous a fait de vous un éloge qui ne laisse rien à désirer.

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