PHILIBERT CADET, MADAME DERVIGNY
MADAME DERVIGNY
Oui, à mon tour ;i présent.
PHILIBERT CADET
.le ne vois pas ce qui m'empêcherait de retourner au
Dlllarci. (il va pour sortir, et rencontre madame Dervigny.) MADAME DERVIGNY.
Monsieur Philibert.
PHILIBERT CADET
Madame.
MADAME DERVIGNY
Je suis bien aise aussi d'avoir une conversation avec vous.
PHILIBERT CADET
Madame, c'est beaucoup d'honneur....
MADAME DERVIGNY
Vous avez cherché à vous lier avec mon gendre, et nous nous sommes empressés de vous inviter. Notre maison est fort apréable. Nous donnons des bals, des concerts, et quand on a vos talents....
PHILIBERT CADET
Oh ! mes talents.
MADAME DERVIGNV.
On nous avait bien dit que vous étiez modeste.
PHILIBERT CADET
.l'ai quelque sujet de l'être.
MADAME DERVIGXV.
Vous êtes excellent musicien?
PHILIBERT CADET
Je joue la contredanse.
MADAME DERVIGNY
Vous dessinez ?
PHILIBERT CADET
Pour m'amuser, je crayonne.
MADAME DERVIGNY
Vous faites des vers ?
PHILIBERT CADET
Des vers! moi !
MADAME DERVIGNY
Ne vous en défendez pas. Mon gendre et moi. nous aimons beaucoup la poésie.
PHILIBERT CADET
Oh! alors (a part.) Peste! on me suppose bien
habile.
MADAME DERVIGNY
Mais ce que j'estime plus que le talent, c'est le caractère.
PHILIBERT CADET
Le mien est excellent.
MADAME DHRVIGNY.
C'est la conduite, ce sont les mœurs.
PHILIBERT CADET
Ah! sous ce rapport....
MADAME DRRVIONY.
On nous a fait de vous un éloge qui ne laisse rien à désirer.