‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 174 sur 420 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

DORANTE, GLITON.

DORANTE

Suis-les, Cliton.

J'en sais ce qu'on en peut savoir. 195

La langue du cocher a bien fait son devoir. La plus belle des deux, dit-il, est ma maîtresse : Elle loge à la Place, et son nom est Lucrèce.

DORANTE

Quelle place?

Royale, et l'autre y loge aussi;

188. Avoir loisir de, comme, au v. 100, donner lieu de, s'emploie plus souvent aujourd'hui suivi d'un infinitif: voyez, le v. 527.

199. « Cliton parle suivant L'usage parisien, avec Lequel Dorante, qui arrive «le Poitiers, n'est pas encore familiarisé. Ou disait al >rs simplement la Place, pour la Place Royale. Ainsi, nous lisons dans une lettre de madame de Sévignc ( !0 juillet 1077): « Prenez-vous la maison de la Place pour un an? — Je n'en sais rien. » (M. M irty-Liveaux .) Commencée sous Henri IV, achevée au début du iv,-::" de Louis XIII (10 >:>-h>l 2i, la Place Royale, après avoir d'abord reçu îles manufactures le draps et de BOies, était devenue le quartier du beau monde, un lieu de rendez-vous de tout genre; on s'y battait en duel sous les

Îreui des dames. Depuis la Révolution, le place Royale, isolée dans le quartier >ou sreois du Marais, est bien déchue de son ancienne splendeur. Au temps drs ojrnti les luttes romantiques, elle connut encore quelques jours éclatants : Victor Hugo v habitait, et autour de lai se [tressait la fidèle pléiade de ses disciples, doot quelques-uns à leur tour sont devenus des maîtres. — Voyez la Place Royale* comédie de Corneille.

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