‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 177 sur 420 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

philiste, à Alcippe.

Hier au soir?

alcippe, à Philiste.

Hier au soir.

philiste, à Alcippe.

Et belle?

alcippe, à Philiste.

Magnifique. 230

philiste, à Alcippe.

Et par qui?

alcippe, à Philiste.

C'est de quoi je suis mal éclairci.

dorante, les saluant.

Que mon bonheur est grand de vous revoir ici!

alcippe.

Le mien est sans pareil, puisque je vous embrasse.

dorante.

J'ai rompu vos discours d'assez mauvaise grâce ; Vous le pardonnerez à l'aise de vous voir. 235

PHILISTE

Avec nous, de tout temps, vous avez tout pouvoir.

DORANTE

Mais de quoi parliez -vous?

ALCIPPE

D'une galanterie.

DORANTE

D'amour?

ALCIPPE

Je le présume.

DORANTE

Achevez, je vous prie, Et souffrez qu'à ce mot ma curiosité Vous demande sa part de cette nouveauté. 240

230. On a déjà vu et l'on verra plus bas encore des exemples de hier monosyllabique. Cette quantité qui, dit M Marty-Laveaus, est restée la plus ordinaire jusqu'à Boileau, est constante chez Corneille, qui pourtant, contrairement a beaucoup de ses contemporains, est pa tisan décidé de la diérèse dans les mots terminés en ier : bouclier, meurtrier, sanglier, ouvrier, etc.

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