‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 187 sur 420 · ACTE I, SCÈNE VI 7E · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI 7E

DORANTE

Sous les démêlerons. Mais tous ces vains discours H'empêchent de chercher l'objet de mes amours; raclions de le rejoindre, et sache qu'à me suivre Je t'apprendrai bientôt d'autres façons de vivre.

lt pourtant Thomas Corneille, lui aussi, avait écrit intrigue, en le faisant nasculin.

Quel intrigue jamais a valu celui-ci ? (Le Feint Astrologue, III, iv.)

Ainsi écrit, intrique signifiait embarras, ce qui est d'ailleurs le sens primitif de notre mot intrigue (intrigo (ital.). intricare, tricse). Ce ne sont donc point îes exigences de la rime et de la quantité qui ont fait adopter à Corneil e cette orthographe et ce genre. « La plupart font ce mot féminin ; je dis la plupart, parce qu'il y en a qui le font de l'autre penre ; il faut dire intrit/ue avec un g, et non pas avec un g, comme force gens le disent et l'écrivent. C'est un nouveau mot pris de l'italien, qui néanmoins est fort bon et fort en usage. » (Vaugelas, Jtemargues.)

\ 373. A me suivre n'est point « un barbarisme », comme le croit Voltaire. Ici, comme au vers 440, à suivi de l'infinitif équivaut à peu près à en suivi d'un participe présent; « me suivre veut donc dire : en me suivant, si tu me suis. Selon es règles rigoureuses de la grammaire moderne, il y a une légère irrégularité île construction ; mais la locution est très française :

▲ raconter ses maux souvent on les soulage. (Polyeucte, 161.)

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