‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 221 sur 420 · DORANTE, ALC1PPE, PHILISTE · texte numérisé non relu

DORANTE, ALC1PPE, PHILISTE

PHILTSTE.

Oui, vous faisiez tous deux en hommes de courage,

Et n'aviez l'un ni l'autre aucun désavantage. 730

Je rends grâces au ciel de ce qu'il a permis

Que je sois survenu pour vous refaire amis,

Et que, la chose égale, ainsi je vous sépare.

Mon heur en est extrême, et l'aventure rare.

DORANTE

L'aventure est encor bien plus rare pour moi, 735

Qui lui faisais raison sans avoir su de quoi.

Mais, Alcippe, à présent, tirez-moi hors de peine.

Quel sujet aviez-vousde colère ou de haine?

Quelque mauvais rapport m'aurait-il pu noircir?

Dites, que devant lui je vous puisse éclaicir. 740

ALCIPPE

Vous le savez assez.

DORANTE

Plus je me considère,

729. Ce duel, que Corneille suppose terminé avant le début do lacté III, os! mis sons nos yeux dans AJaroon. Garcia et Juan de Sosa se battent dans l< parc d'Atoeha, et ne sont séparés que par leur ami commun, don Félix. — / pris absolument, pour ayir :

Ayez soin que tous doux fassent BU gens de oœur. (Cid, 1V55.) ii'n'a fait qu'en homme de courage. [Suite du Menteur, 328.)

732. « (,»"" jc «Mis, '1 faillirait que je sois. » (Voltaire.) C'est précisément o qu'a éorit Corneille. Voltaire a boni jeu à critiquer un texte qu il a dénaturé.

733. La chose égale, sans que la victoire se soit décidée pour l'un ou poui l'autre; c'est ce que les Latins appelaient pan certamine, aequo mark put/ a are.

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