‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 286 sur 420 · Cour» de littérature dramatique · texte numérisé non relu

Cour» de littérature dramatique

2. On la retrouve encore pourtant dans des recueils qui sont partout, la Biojraphi? universelle de Michaud et lo Dictionnaire Larousse.

pièce de gibier, se consola en disant quY n'avait pas emporté la sauce. »

« La pièce de Rodogunc, dit Baillcl1, est celle qui, au juge ment du public, a mis M. Corneille à son période et à son sols lice, et M. Bayle (janvier 4 685) dit que depuis co temps il I fit pins que se maintenir dans le degré où il était parvenu. Dépouillez ce jugement de ses formes pédanlesques; il restera vrai. Qu'on le remarque en effet : si l'on met à part la Suite du Menteur, Corneille n'a compté que des succès, dans celte période de maturité, qui va du Cid (1636) à Pertharile, son premier échec sensible (1653). Il est vrai que dans celte période on en pourrait distinguer deux, celle des chefs-d'œuvre classiques, consacrés par une longue admiration, et celle des chefsd'œuvre qui ne sont pas encore classiques, mais qui valent la peine qu'on les admire et qu'on les étudie au même titre, Pompée, Rodogune, Don Sanche, Nicomède, Sertorius, liéradius môme; car ce logogriphe n'est pas indéchiffrable et l'on ne regrette pas le soin qu'on a pris de le déchiffrer. Moins parfaites pour l'ensemble, moins correctes dans le détail que les pièces dont se compose le quatuor immortel du Cid et d'Horace de Cinna et de Polyeucte, ces œuvres nouvelles ont cependan commeune plénitude de vie et de force. Les rayons et ie?ombrei s'y livrent un combat perpétuel; mais, si la lumière est moins égale, des obscurités et des invraisemblances romanesques, ell jaillit en échappées triomphantes.

C'est l'époque aventureuse, mais originale, do la Fronde, oùv. la politique est étroitement. associée à l'amour, où le sublime est trop souvent tempéré de grotesque. Le génie de Corneille s'y retrempe et s'y rajeunit. Il semble que ce soit le dernier el gêné reux effort de la vieille école, si Mère dans son indépendance, I la veille du règne absolu de Louis XIV et de Boileau. Comment donc un esprit aussi (in que M. Gandar a-t-il pu accuseï la stérilité d'un temps aussi fécond ? « En littérature, dit-il -, de 1643 à 1660, il n'y arien. Il faut aller du Menteur (164^j

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