Même, sans l'article, est très fréquent chez Corneille
179. M. Geruzez voit ici une amphibologie, « brûler pour signifiant aussi être amoureux ». Comme il s'agit d'une ville;, comme Troie a brûlé tour l'autre correspond, sans doute possible, au premier terme de l'antithèse Thèbes jérit pour l'un, il nous paraît qu'il n'y a pas li d'amphibologie, à proprement parler, mais seulement uno légère indécision. Au premier abord, on serait tinte de faire rapporter l'un l'autre à tous deux, tandis qu'ils se rapportent à sreplre et à beauté. Le sens évident est : c'est l'ambition qui ruina Thèbes, c'est l'amour qui perdit Troie.
180. Choir n'a pas ici lo sens de tomber en partage, comme le croit Voltaire. C'est un pur synonymo de tomber; Corneille a employé deux mois pour un ; c'est la seule critique qu'on lui puisse adresser. « Ces deux mots, venus l'un du latin, l'autre des idiomes germaniques, expriment exactement la même idée, comme on le voit dans lo vers de Corneille. La seule différence, e'Oït que choir vieillit, tandis que tomber est en plein usage. » (M. Littré.)
Var. « Et tout tomhe en ma main ou tout tombe en la vôtre; En vain notre amitié les voulait, partager. » 1647-5
181. Tâcher à et tâcher de s'employaient alors concurremment. Avec M. Martv- Laveaux et M. Littré, nous ne croyons gruère à la distinction de sens que les grammairiens ont tâche à ou lâché d'établir entre les doux tournures; maison emploie aujourd'hui de préférence tâcher de. — La leçon: l-n vain volie amitié est inadmissible.
IH~>. Corneillo a dit do mémo dans lo C.id [V. 822):
Rodrigue m'est bien cher; son tntirtt m'afflige.
L'Académie critique l'impropriété do en tour, auquel elle substitue : son iniin'i me touche ou ta peine m'afflige. Dans son Lexique de*la Langue de Corneille, M. Marty-Laveaux trouve cette critique fondée, et m. Larroumet, auteur d'une oxecilente édition classique du Ctd, l enregistre sans commentaire, il est