‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 359 sur 420 · ACTE II, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV

Allons la voir, mon frère, ot demeurons unis .

C'est l'unique moyen de voir nos maux finis. 750

Je forme un beau dessein que son amour m'inspire;

M. lis il faut qu'avfc lui notre union conspire :

\<>lre amour, aujourd'hui si digne de pitié,

No saurait triompher que par notre amitié.

ANTIOCHUS

Cet avertissement marque une défiance 75")

Que la mienne pour vous souffre avec patience.

Allons, et soyez sûr que môme le (repas

Ne peut rompre des nœuds que l'amour ne rompt pas.

anciens auteurs s'en servent communément, et on le retrouve à tout moment chez Corneille; voyez Rotlogunc, vers 883 et 1239 et la Grammaire de M. Chass;.n-, p. 3-2-2.

7-19 Cette étroite union cbs deux frères adoucit l'horreur un peu monotone que nous inspire la férocité de Cléopàtre. Notre âme a besoin de se détendre et de jïurijer p;tr quelque sentiment de sympathie et de pitié une terreur trop soutenue. Ne l'oublions pas en effet : c'est Cléopâtre qui remplit cet acte tout entier; les deux princes n'y jouent qu'un rôle secondaire. Au contraire, l'acte suivant sera, pour ainsi dire, la révélation du caractère de Rodogune. Au l\'c acte, la lutte s'engagera ou plutôt se poursuivra entre les deux ennemies ; le Ve décidera de la victoire.

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