CLÉOPATRE, LAONICE
Enfin ce grand courage a vaincu sa colère.
CLÉOPATRE
Que ne peut point un fils sur le cœur d'une mère! 13SU
LAONICE
Vos pleurs coulent encore, et ce cœur adouci...
CLÉOPATRE
Envoyez-moi son frère, et nous laissez ici. Sa douleur sera grande, à ce que je présume; Mais j'en saurai sur l'heure adoucir l'amertume
iiMiiis do liuiirdaloue et en général chez tous les écrivains du xvir siècle :
Du même poignard pour César destiné j'- perce en soupirant son cœur infortune.
[Pompée, V. Dit.)
Ce prince destiné pour régner après vous.
[llâaclius, v. 56.)
M Marty-Lavcaux rappelle les vers de La Fontaine (III, xn) :
Dans une ménagerie Do volatiles remplie Vivaient le cygne et l'oison :
Olui-lù destiné i«>ur les regards du maître, Celui-ci pour son goût...
L976. Il est à peine besoin do fairo remarquer dans ce vers une équivoque sinistré'. ] ,8 réponse d'Antiochus est sincère ut chaleureuse au contraire; rûiiia elle vii ni d'un excellent lils plutôt que d'un roi. — Borné à, suivi d'un infinitif, s'applique môme aux choses :
Les dieu me sonl témoins qu'à vous plaire bornée .Mon ,hii<! g (ont son sort s'était abandonnée.
[Mithridate, III, 5.)
1879. On a déjà vu plusieurs exemples de courage pris dans 1.' sens deccnir,
L880. Laonice montre mm la généreuse crédulité do Burrhus, dans le flriimi-
niin: de Racine; mais Cléopfttre se livre moins que Néron; si c'est pour
L'étouffer qu'elle embrasse sa rivale, elle a du moins la prudence de se taire.
CYst qu'aussi Néron n'esl près d'elle qu'un novice.