‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 398 sur 420 · CLÉOPATRE, LAONICE · texte numérisé non relu

CLÉOPATRE, LAONICE

Enfin ce grand courage a vaincu sa colère.

CLÉOPATRE

Que ne peut point un fils sur le cœur d'une mère! 13SU

LAONICE

Vos pleurs coulent encore, et ce cœur adouci...

CLÉOPATRE

Envoyez-moi son frère, et nous laissez ici. Sa douleur sera grande, à ce que je présume; Mais j'en saurai sur l'heure adoucir l'amertume

iiMiiis do liuiirdaloue et en général chez tous les écrivains du xvir siècle :

Du même poignard pour César destiné j'- perce en soupirant son cœur infortune.

[Pompée, V. Dit.)

Ce prince destiné pour régner après vous.

[llâaclius, v. 56.)

M Marty-Lavcaux rappelle les vers de La Fontaine (III, xn) :

Dans une ménagerie Do volatiles remplie Vivaient le cygne et l'oison :

Olui-lù destiné i«>ur les regards du maître, Celui-ci pour son goût...

L976. Il est à peine besoin do fairo remarquer dans ce vers une équivoque sinistré'. ] ,8 réponse d'Antiochus est sincère ut chaleureuse au contraire; rûiiia elle vii ni d'un excellent lils plutôt que d'un roi. — Borné à, suivi d'un infinitif, s'applique môme aux choses :

Les dieu me sonl témoins qu'à vous plaire bornée .Mon ,hii<! g (ont son sort s'était abandonnée.

[Mithridate, III, 5.)

1879. On a déjà vu plusieurs exemples de courage pris dans 1.' sens deccnir,

L880. Laonice montre mm la généreuse crédulité do Burrhus, dans le flriimi-

niin: de Racine; mais Cléopfttre se livre moins que Néron; si c'est pour

L'étouffer qu'elle embrasse sa rivale, elle a du moins la prudence de se taire.

CYst qu'aussi Néron n'esl près d'elle qu'un novice.

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