‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 6 sur 420 · Pharsale, IX, trad. de Brébeuf · texte numérisé non relu

Pharsale, IX, trad. de Brébeuf

INTRODUCTION ii

Dans ce poëme inimitable qu'il a fait de la Mort de Pompée, il a traduit avec tant de succès, ou même rehaussé avec tant de force ce qu'il a emprunté de Lucain, et il a porté si haut la vigueur de ses pensées et la majesté de son raisonnement qu'il est sans doute un peu malaisé de le suivre. » C'était se rendre justice ; et pourtant Corneille estimait la Pharsale de Brébeuf : dans ce fatras obscur où Boileau lui-même voyait étinceler quelques beautés, il distinguait tel passage pour lequel il aurait donné disait-il, deux de ses meilleures pièces *. Les eût-il données, si on l'eût pris au mot ? En tout cas, il n'avait pu profiter de la traduction de Brébeuf, qui parut seulement dix ans après sa tragédie, de 1653 à 1655.

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