‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 92 sur 420 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

Immobile, et les yeux sur l'objet attachés,

Nous tient assez longtemps ses sentiments cachés ;

Et je dirai, si j'ose en faire conjecture,

Que, par un mouvement commun à la nature,

Quelque maligne joie en son cœur s'élevait, 77

Dont sa gloire indignée à peine le sauvait.

L'aise de voir la terre à son pouvoir soumise

Chatouillait malgré lui son âme avec surprise,

culière inclination au genre féminin. Corneille et les tragiques contemporains semblent avoir eu une inclination contraire. Voyez le v. 1400.

Allons fouler aux pieds ce foudre ridicule. (Polyeucte, 713.)

Le foudre ne choit pas tontes les fois qu'il tonne. (Rotrou, Clariee, III, 4.)

Sur qui tombe ce foudre? où l'avez-vous lancé? (Id., Cosroès, V, 4.)

« Ce n'est pas un coup de foudre pour César que la mort de Pompée. » (Voltaire.) « Non sans doute, ce qui n'empêche pas qu'au spectacle affreux et inattendu de cette tête César ne puisse être frappé comme d'un coup de foudre : dans son trouble il peut même d'abord, comme le dit Achorée, ne savoir ce qu'il doit croire. Est-ce bien par les ordres de Ptolomée que Pompée a péri? Sont-ce les assassins de ce grand homme qui osent lui présenter sa tête? Que résoudra-t-il ? Tous ces sentiments sont vrais et naturels. » (Palissot.)

77i. L'objet semble faible : un objet, pourtant, c'est tout ce qui s'offre à nos regards et frappe notre vue.

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