ACTE III, SCIvNli V
Il (aul afdaiicliir Rome, il finit venger un |)ère,
Il faut sur un tyran porter de justes coups ;
Mais apprenez qu'Auguste est moins tyran ipic mmis.
S'il nous ote à son gré nos biens, nos jours, nos Ceninwi-i
Il n'a point Jus(ju'ici tyrannisé nos Ames;
Mais l'empire inhumain qu'exercent vos beautés
force jusqu'aux esprits et jusqu'aux volontés '.
Vous me faites priser ce qui me déshonore ' ; '
Vous me faites haïr ce que mon àme adore ;
Vous me faites répandre un sang [wur ipii je dois
exposer tout le mien et mille et niille fois :
Vous le voulez , j'y cours , ma parole est donnée;
Mais ma main , aussitôt contre mon sein tournée,
Aux mânes dun tel prince immolant votre amant, ' '■
A mon crime forcé joindra mon châtiment ^,
Et, par cette action dans l'autre confondue,
iîecouvrera ma gloire aussitô* que perdue.
Adieu.
SCÈiNE V.