‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 135 sur 386 · ACTE III, SCIvNli V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCIvNli V

Il (aul afdaiicliir Rome, il finit venger un |)ère,

Il faut sur un tyran porter de justes coups ;

Mais apprenez qu'Auguste est moins tyran ipic mmis.

S'il nous ote à son gré nos biens, nos jours, nos Ceninwi-i

Il n'a point Jus(ju'ici tyrannisé nos Ames;

Mais l'empire inhumain qu'exercent vos beautés

force jusqu'aux esprits et jusqu'aux volontés '.

Vous me faites priser ce qui me déshonore ' ; '

Vous me faites haïr ce que mon àme adore ;

Vous me faites répandre un sang [wur ipii je dois

exposer tout le mien et mille et niille fois :

Vous le voulez , j'y cours , ma parole est donnée;

Mais ma main , aussitôt contre mon sein tournée,

Aux mânes dun tel prince immolant votre amant, ' '■

A mon crime forcé joindra mon châtiment ^,

Et, par cette action dans l'autre confondue,

iîecouvrera ma gloire aussitô* que perdue.

Adieu.

SCÈiNE V.

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