SCÈNE IIP
AUGUSTE, LIYIE.
AUGUSTE
Madame , on me traliit , et la main qui me tue
■ .Ve vaut pas Cacheter par un prix si funeste. C'est ici le tour de phra-se italien. On dirait bien non vale il comprar ; c'est un trope dont Corneille enrichissait notre langue. ( V.)
' Peine ici veut dire supplice. ( V. )
5 On a retranché toute cette scëue au théâtre depuis environ trente ans. Le conseil que Livie doime à .\uguste est rapporté dans l'histoire ; uiais il fait un Ires-mauvais effet dans la tragédie; il ôte à Auguste la gloire de prendre de lui-même un parti généreus. .\uguste répond à Livie : f^ous m'aviez bcen promis des conseils d'une /emme, vous me tenez parole: et après ces vers comiques il suit ces mêmes conseils. Oo a donc eu raison de retrancher tout le rôle de Livte, comme celui de l'infante dans le Cid. Pardonnons ces fautes au commencement de l'art, et surtout ausubUme, dont Corneille adonné beaucoup plus d'eiemp.cs qu'il n'eu a donné de faiblesse dans ses belles tragédies (V.)