ACTE V, SCÈNE
Toute celle qui suit de si généreux coups '.
EMILIE
Eli bien ! prentls-en ta part , tt me laisse la mienne ; Ce serait l'airaiblir ijuc d'atCaiblir la tienne : La gloire et le plaisir, la bonté et les tourments, Tout doit être commun entre de vrais amants.
JN'os deux âmes, seigneur, sont deux âmes romames ; Unissant nos désirs , nous unîmes nos baines ; De nos parents perdus le vif ressentiment Nous apprit nos devoirs eu un même moment; En ce ncble dessein nos cœurs se rencontrèrent; Nos esprits généreux ensemble le formèrent ; Ensemble nous cbercbons l'honneur d'un beau trépas ; Vous vouliez nous unir, ne nous séparez pas.
AUGUSTE
Oui , je vous unirai , couple ingrat et perfide, Et plus mon ennemi qu'Antoine id Lépide ; Oui , je vous unirai , puisque vous le voulez : 11 faut bien satisfaire aux feux dont vous brûlez; Et que tout l'univers, saciiant ce qui m'anime. S'étonne du supplice aussi bien que du crime. •
"SCÈ.NE 111.