‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 171 sur 386 · FABU.N · texte numérisé non relu

FABU.N

Non , mais encore un coup ne la revoyez point :

SÉVÈRE

Ah ! c'en est trop , enfin éclaircis-moi ce point: As-tu vu des froideurs quand lu l'en as priée .'

FAUUN.

Je tremLle à vous le dire ; elle est...

SÉVÈRE

FABIVN.

Quoi ?

Mariée

SÉVÈRE

Soutiens-moi , Fabiau ; ce coup de :oudre est grand , Et frappe d'autant plus, que plus il me surprend '.

fabian.

Seigneur, qu'est devenu ce généreux courage?

SÉVÈRE

La constance est ici d'un difficile usage ; De pareils déplaisirs accablent un grand cœur; La vertu la plus mâle en perd toute vigueur; Et quand d'un feu si beau les âmes sont éprises, La mort les trouble moins que de telles surprises'. Je ne suis plus à moi quand j'entends ce discours. Pauline est mariée '.

Page 1