SÉVÈRE , PAULLN'E , STRATONICE , FABIAN
PAUUXE.
Oui , je l'aime, Sévère, et n'en fais point d'excuse;
' Voilà où il est beau de s'élever au-dcssas des règles de la grammaire. L'eiactitude demanderait son devoir, etsoii père, et man malheur m'ont trahi ; mais la passion rend ce désordre de paroles très-beau : on peut dire seulement que trahi n'est pas le mot propre. j;V.)
» Un devoir ne peut être ni juste ni injuste ; mais la justice consiste à faire son devoir. Il n"y a point eu là de trahison. (V.)
3 L'un par l'autre ne se rapporte à rien : on devine seulement qu'il eût gagné Félii par Pauline. II faut ériter en poésie ces termes , celui' ci, celui-là, l'un, l'autre, le premier, le second, tous termes de discussion, tous d'une prose rampante , qui ne peuvent être employés qu'avec une eitrême circonspection. ( V.)
4 Cn général d'armée qui vient en .Vrraénie soupirer et mourir, en rondeau, parait très-ridicule aux gens sensés de l'Europe. Cette imitation des héros de la chevalerie Infectait déji notre théâtre dans sa nais sance; c'est ce que BoUeau appelle mourir par métaphore : l'écuyer Fabian, qui parle des uraij amants, est encore un écuyer de roman. Tout cela est vrai; et il n'est pas moins vrai que l'amour de Sévère in-