FÉLIX , ALBIN
KÉI.IX.
Albin , comme esl-il mort ' ?
ALBIM.
Eu brutal ', en impie, lui bravant les tourments, en dédaignant la vie, Saiw regret , sans murmure , et sans élonnemenl , Dans rabstination et l'endurcissement.
Comme un chrétien enfin , le blasphème à la bouche.
FÉLIX
El l'autre?
ALBI.N
Je l'ai dit déjà , rien ne le touche; b)in d'en être abattu, son cœur en est plus haut; On l'a violenté pour quitter l'échafaud ; Il est dans la prison où je l'ai vu conduire, Mais vous êtes bien loin encor de le réduire.
KÉLIX.
Que je suis malheureux !
ALBLN.
Tout le monde vous plaint.
FÉLIX
On ne sait pas les maux dont mon cœur < si atleiiit ;
De pensers sur pensers mon âmn est agitée ,
De soucis sur soucis elle est inquiétée ';
Je sens l'amour, la haine , et la crainte, et l'espoir,
La joie et la douleur tour à tour l'émouvoir ^ ;
J'entre en des sentiments qui ne sont pas croyables;
J'en ai de violents , j'en ai de pitoyables;
J'en ai de généreux qui n'oseraient agir •
J'en ai môme de bas, et qui me font rougir
J aime ce malheureux que j'ai choisi pour gendre,
Je hais l'aveugle erreur qui le vient de surprendre;
Ji- dé;ilore sa perte, et, le voulant sauver,
' Il faut comment. (V.;
'Mauvaise expression. (V.;
» Il n'y a pas la (félégance , mais il y a de l:i .iiacilé de sciHiiii-al.(V)
*l.(i joii' : ce iiinl ne d<^con^ rc-t-il pa-: trop la bassesse de hclix' iV-'