SEPTIME
Seigneur, je suis Romain ', je connais l'un et l'autre. Pompée a besoin d'aide, il vient chercher la vôtre : Vous pouvez, comme maître absolu de son sort. Le servir, le chasser, le livrer vif ou mort. Des quatre le premier vous serait trop funeste ; Souffrez donc qu'en deux mots j'examine le reste.
Le chasser, c'est vous faire un puissant ennemi , Sans obliger par là le vamqueur qu'à demi , Puisque c'est lui laisser et sur mer et sur terre La suite d'une longue et difficile guerre , Dont peut-être tous deux également lassés Se vengeraient sur vous de tous les maux passés. Le livrer à César n'est que la même chose : 11 lui pardonnera, s'il faut qu'il en dispose, Et , s'armant à regret de générosité , Dune fansse clémence il fera vanité; Heureux de l'asservir en lui donnant la vie , Et de plaire par là même à Rome asservie ! Cependant , que , forcé d'épargner son rival , Aussi bien que Pompée il vous voudra du mal.
Il faut le délivrer du péril et du crime ,
■rn secours n'est ni chaud ni froid : le mol propre est souvent dilfirlle à rencontrer, et quand il eSt trouTé, la gène du vers et dc'iarim* etnpèclie qu'on ne 1 emploie. (V.)
= Le raisonnement de Septiiue est encore plus fort que celui d'AchllIa». (".ette scène est au fond parfaitement traitée, et, à quelques faute» près (qu'on est toujours obligé de remarquer pour l'utilité des Jcurses (tons et des étrangers), elle est très forte de raisonnement. (V.)