ACTE m, SCËNE TL U
et «uw fais «oiu c«s mots être d'iutell<genc«.
DORAfiTE.
Peut-être : qu'en crois-tu?
CLITON
Le peut-être est gaillard
DORANTE
Penses-ta qu'après tout j'en quitte encor ma part. Et tienne tout perdu pour un peu de traverse?
Si jamais cette part tombait dans le commerce , Et qu'il vous vint marchand pour ce trésor caché, Je vous conseillerais d'en faire bon marché.
D0RA5TE
>!ais pourquoi si peu croire un feu si véritable?
CLPTON.
A chaque bout de champ vous mentez comme un diable.
DORANTE
Je disais vérité. "' '
CLITON
Quand un menteur la dit , En passant par sa bouche elle perd son crédit ' .
DORANTE
Il faut donc essayer si par quelque autre bouche Elle pourra trouver un accueil moins farouche. Allons sur la chevet rêver quelque moyen D'avoir de l'incrédule un plus doux entretien. Souvent leur belle humeur suit le cours de la lune : Telle rend des mépris qui veut qu'on l'importune. Et , de quelques effets que les siens soient suivis , IJ sera demam jour, et la nuit porte avis.
' Voilà deux Ter» qui sont passéf en proverbe : c'cil une rérité for temcnt et nalvemeot exprimée ; elle est dans l'espagnol , et on l'a Imitée iaaa l'Italien. (V.)
448 LE MEMEUR.