‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 311 sur 386 · GÉROME · texte numérisé non relu

GÉROME

Je vous cherctiais, Dorante

DORAJVTE, à part.

Je ne vous cherchais pas, moi. Que mal à propos Son abord tmportua vient trouliler mon repos! Et qu'un i)ère iucommode un liomme de mon âge t

GÉROiNTE.

Vu l'étroite union que fait le mariage , J'estime qu'en elTet c'est n'y consentir point, Que laisser désunis ceux que le ciel a joint. La raison le défend , et je sens dans mon âme Un violent désir de voir ici ta femme.

J'écris donc à son père; écris-lui comme moi : Je lui mande qu'aprte ce que j'ai su de toi , Je me tiens trop heureux, (ju'une si belle ûlle, Si sage , et si bien née, entre dans ma famille. J'ajoute à ce discours que je brûle de voir Celle qui de mes ans devient l'uiuque espoir ; ,

Que pour me l'amener tu t'en vas en personne ; Car enfin il le faut , et le devoir l'ordonne ; N'envoyer qu'un valet sentirait son nicpris. i

nOUA^ME.

De vos civilités Usera bien surpris; 'i '

Et pour moi je suis prêt ; mais je perdrai ma peine : ' U ne souflrita pas oncor qu'on vous l'amène ; Elle est grosse. , .

G^RONTE.

Ëlleestgrosse! :'•

DOR-VNTE.

Et de plus de six mou.

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