‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 376 sur 386 · ACTE IV, SCtMù VII. S4f · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCtMù VII. S4f

Que dans ce cher objet le sien s'est confondu , i:t Iors(iiril m'a parlé je vous ai répondu ; En sa place tout autre eût passé pour vous-nnènie : Vous verrez par la suite à ipiel point je vous aime. Pardonnez cependant à mes esprits déçus; Daignez prendre pour vous les vœuT qu'il a reçus ; Ou si , manque d'amour, votre soupçon persiste...

N'en parlons plus, de grâce, et parlons de Pliiliste; Il vous sert, et la nuit me l'a trop découvert.

UÉLISSE.

rJites qu'il m'importune , et non pas qu'il me sert; .N'en craignez rien. .\(lieu, j'ai peur qu'il ne revienne.

DORANTE

OÙ voulez- vous demain que je vous entretienne ? Je dois être élargi.

MÉLISSE

Je vous ferai savoir Dès demain chez Cléandre où vous me pourrez voir.

DORANTE

'■^t qui vous peut sitôt apprendre ces nouvelles?

MKI.ISSE.

Kt ne savez-vous pas que l'amour a des ailes.' .' ■

DORANTE. .-î

Vous avez habitude avec ce cavaii-M?

^:i:lisse.

-Non , je sais tout cela d'un esprit familier. Soyez moins curieux , plus secret , i>Ius modeste, Sans ombrage, et demain nous parlerons du reste.

DORANTK, seul.

Comme elle est ma maîtresse, elle m'a fait leçon, Kt d'un soupçon je tombe en un autre soupçon, fjorsque je crains Cléandre, un ami me traverse; Mais nous avons bien fait de rompre le commerce. Je crois l'entendre.

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