ACTE 11, SCÈNE Vlll. «S
Aime assez ton mari pour n'en triompher point : \'.i-t'en , et ne rentis plus la victoire douteuse ; La dispute déjà m'en est assez honteuse. Souffre qu'avec honneur je termine mes jours.
SABrNE.
Va , cesse de me craindre ; on vient à ton secours. SCÈNE VII.
LE VIEIL HORACE, HORACE, CURIACE , SABl.NE, CAMILLE.
LE VIEIL nOP.ACE.
Qu'est-ce-ci , mes enfants? écoutez-vous vos flammes ' ?
Et perdez-vous encor le temps avec des femmes ' .'
Prêts à verser du sang, regardez- vous des pleurs.'
Fuyez, et laissez-les déplorer leurs malheurs.
Leurs plaintes ont pour vous trop d'art et de tendresse :
Elles vous feraient part enfin de leur faihlesse.
Et ce n'est qu'en fuyant qu'on pare de tels coups.
SABINE
N'appréhendez rien d'eux , ils sont dignes de vous. Malgré tous nos efforts , vous en devez attendre Ce que vous souhaitez et d'un fils et d'un gendre ; Et si notre faihlesse ébranlait leur honneur , Nous vous laissons ici pour leur rendre du cœur. Allons, ma snur, allons, ne perdons plus de larmes; Contre tant de vertus ce sont de faibles armes. Ce n'est qu'au désespoir qu'il nous faut recourir. Ti^ires , allez combattre ; et nous , allons mourir.