‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 122 sur 417 · HÉRACLIUS , PÜLCHÉRIE, MARTIAN , AMINTAS · texte numérisé non relu

HÉRACLIUS , PÜLCHÉRIE, MARTIAN , AMINTAS

AMINTAS

Mon bras

Vient de laver ce nom dans le sang de Phocas2.

1 Ces vers ne sont pas moins obscurs : l’obscure vérité qu’il signe ne peut le rendre digne du nom qui le pêrd! (V.;

3 Je ne parle point ici d’un bras aui lave un nom : on sent assez com-

ICO

Que nous dis-tu P

AM INTAS.

Qu’à tort vous nous prenez pour traîtres ; Qu’il n’est plus de tyran; que vous êtes les maîtres.

De quoi ?

AMINTAS

De tout l’empire.

MARTIAN

Et par toi ?

AMINTAS

Non, seigneur;

Un autre en a la gloire , et j’ai part à l’honneur.

Et quelle heureuse main finit notre misère?

AMINTAS

Princes , l’auriez- vous cru ? c’est la main d’Exupère.

MARTIAN

lui, qui me trahissait?

AMINTAS

C’est de quoi s’étonner :

Il ne vous trahissait que pour vous couronner.

N’a-t-il pas des mutins dissipé la furie ?

AMINTAS

Son ordre excitait seul cette mutinerie.

MARTIAN

Il en a pris les chefs , toutefois?

AMINTAS

Admirez

Que ces prisonniers même avec lui conjurés Sous cette illusion couraient à leur vengeance : Tous contre ce barbare étant d’intelligence. Suivis d’un gros d’amis nous passons librement An travers du palais à son appartement.

La garde y restait faible , et sans aucun ombrage ;

bien le terme est impropre ; mais j’insiste sur ce personnage subalterne d’Amintas , qui n’a dit que quatre mots dans toute la pièce , et qui en fait le dénoûment. Jamais , en aucun cas, on ne doit imiter un tel exemple ; il faut toujours que les premiers personnages agissent. (V.)

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