HÉRACLIUS , PÜLCHÉRIE, MARTIAN , AMINTAS
AMINTAS
Mon bras
Vient de laver ce nom dans le sang de Phocas2.
1 Ces vers ne sont pas moins obscurs : l’obscure vérité qu’il signe ne peut le rendre digne du nom qui le pêrd! (V.;
3 Je ne parle point ici d’un bras aui lave un nom : on sent assez com-
ICO
Que nous dis-tu P
AM INTAS.
Qu’à tort vous nous prenez pour traîtres ; Qu’il n’est plus de tyran; que vous êtes les maîtres.
De quoi ?
AMINTAS
De tout l’empire.
MARTIAN
Et par toi ?
AMINTAS
Non, seigneur;
Un autre en a la gloire , et j’ai part à l’honneur.
Et quelle heureuse main finit notre misère?
AMINTAS
Princes , l’auriez- vous cru ? c’est la main d’Exupère.
MARTIAN
lui, qui me trahissait?
AMINTAS
C’est de quoi s’étonner :
Il ne vous trahissait que pour vous couronner.
N’a-t-il pas des mutins dissipé la furie ?
AMINTAS
Son ordre excitait seul cette mutinerie.
MARTIAN
Il en a pris les chefs , toutefois?
AMINTAS
Admirez
Que ces prisonniers même avec lui conjurés Sous cette illusion couraient à leur vengeance : Tous contre ce barbare étant d’intelligence. Suivis d’un gros d’amis nous passons librement An travers du palais à son appartement.
La garde y restait faible , et sans aucun ombrage ;
bien le terme est impropre ; mais j’insiste sur ce personnage subalterne d’Amintas , qui n’a dit que quatre mots dans toute la pièce , et qui en fait le dénoûment. Jamais , en aucun cas, on ne doit imiter un tel exemple ; il faut toujours que les premiers personnages agissent. (V.)