ACTE Y, SCÈNE VU. 1GJ
Crispe même à Phocas porte notre message :
Il vient; à ses genoux on met les prisonniers ,
Qui tirent pour signal leurs poignards les premiers 1 .
Le reste, impatient dans sa noble colère,
Enferme la victime ; et soudain Exupère :
« Qu'on arrête , dit-il ; le premier coup m'est dû :
« C'est lui qui me rendra l'honneur presque perdu. «
Il frappe , et le tyran tombe aussitôt sans vie ,
Tant de nos mains la sienne est promptement suivie.
Il s'élève un grand bruit, et mille cris confus.
Ne laissent discerner que vive Héraclius !
Nous saisissons la porte, et les gardes se rendent.
Mêmes cris aussitôt de tous côtés s'entendent ;
Et, de tant de soldats qui lui servaient d'appui,
Phocas , après sa mort , n’en a pas un pour lui
PULCHÉR1E.
Quel chemin Exupère a pris pour sa ruine!
AMINTAS
Le voici qui s’avance avecque Léontine.