‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 221 sur 417 · ACTE IV, SCÈNE I. T8â · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I. T8â

Contre un si grand rival j’agis à force ouverte ,

Sans blesser son honneur , sans pratiquer sa perte. J’emprunte du secours, et le fais hautement;

Je crois qu’il n’agit pas moins généreusement,

Qu’il n’a que les desseins où sa gloire l’invite ,

Et n’oppose à mes vœux que son propre mérite.

ARSINOÉ

Vous êtes peu du monde , et savez mal la cour.

ATTALE

Est-ce autrement qu’en prince on doit traiter l’amour?

ARSINOÉ

Vous le traitez , mon fils , et parlez en jeune homme.

ATTALE

Madame , je n’ai vu que des.vertus à Rome.

ARSINOÉ

Le temps vous apprendra , par de nouveaux emplois ,

Quelles vertus il faut à la suite des rois.

Cependant , si le prince est encor votre frère ,

Souvenez-vous aussi que je suis votre mère ;

Et, malgré les soupçons que vous avez conçus.

Venez savoir du roi ce qu’il croit là-dessus.

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