‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 273 sur 417 · PERPENNA, AUFIDE · texte numérisé non relu

PERPENNA, AUFIDE

AUFIDE

Vous le voyez , seigneur, comme on vous joue. Tout son cœur est ailleurs : Sertorius l’avoue,

Et fait auprès dé vous l’officieux rival.

Cependant que la reine...

PERPENNA

Ah ! n’en juge point mal.

A lui rendre service elle m’ouvre une voie Que tout mon cœur embrasse avec excès de joie.

AUFIDE

Vous ne voyez donc pas que son esprit jaloux Ne cherche à se servir de vous que contre vous ,

Et que, rompant le cours d’une flamme nouvelle , Vous forcez ce rival à retourner vers elle?

PERPENNA

N’importe, servons-la, méritons son amour;

La force et la vengeance agiront à leur tour. Hasardons quelques jours sur l’espoir qui nous flatte. Dussions-nous pour tout fruit ne faire qu’une ingrate

AUFIDE

Mais, seigneur...

PERPENNA

Épargnons les discours superflu»; Songeons à la servir, et ne contestons plus ;

Cet unique souci tient mon âme occupée. Cependant de nos murs on découvre Pompée;

Tu sais qu’on me l’a dit : allons le recevoir,

Puisque Sertorius m’impose ce devoir.

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