‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 301 sur 417 · PERPENNA, ARISTIE, VIRIATE, AUFIDE, ARCAS, THAMIRE · texte numérisé non relu

PERPENNA, ARISTIE, VIRIATE, AUFIDE, ARCAS, THAMIRE

AUFIDE

Seigneur , Pompée est arrivé ,

Nos soldats mutinés, le peuple soulevé.

La porte s’est ouverte à son nom , à son ombre.

Nous n’avons point d’amis qui ne cèdent au nombre : Antoine et Manlius déchirés par morceaux ,

Tout morts et tout sanglants, ont encor des bourreaux.

On cherche avec chaleur le reste des complices ,

Que lui-même il destine à de pareils supplices.

Je défendais mon poste , il l’a soudain forcé ,

Et de sa propre main vous me voyez percé ;

Maître absolu de tout, il change ici la garde.

Pensez à vous, je meurs ; la suite vous regarde.

ARISTIE

Pour quelle heure, seigneur, faut-il se préparer 1 A ce rare bonheur qu’il vient vous assurer?

Avez- vous en vos mains un assez bon otage,

4>our faire vos traités avec grand avantage ?

PERPENNA

C’est prendre en ma faveur un peu trop de souci ,

Madame; et j’ai de quoi le satisfaire ici.

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