‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 368 sur 417 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

SGANARELLE

Assurément.

D. JUAN

T faut que je lui parle.

SGANARELLE

Autre pièce nouvelle.

D. JUAN

L’agréable rencontre! Et d’où me vient, la belle, L’inespéré bonheur de trouver en ces lieux,

Sous cet habit rustique , un chef-d’œuvre des deux?

CHARLOTTE

lié! monsieu...

D. JUAN

Il n’est point un plus joli visage. .

CHARLOTTE

Monsieu...

Demeurez- vous , ma belle , en ce village ?

CHARLOTTE

Oui, monsieu.

D. JUAN

Votre nom ?

CHARLOTTE

Charlotte, à vous servir,

Si j’en étais capable.

D. JUAN

Ah ! je me sens ravir.

Qu’elle est belle , et qu’au cœur sa vue est dangereuse ) Pour moi...

CHARLOTTE

Vous me rendez, monsieur, toute honteuse.

D. JUAN

Honteuse d’ouïr dire ici vos vérités?

Sganarelle, as-tu yu jamais tant de beautés? Tournez-vous, s’il vous plaît. Que sa taille est mignonne! Haussez un p§u la tête. Ah ! l’aimable personne!

Cette bouche, ces yeux!... Ouvrez-les tout à fait.

Qu’ils sont beaux ! Et vos dents ? Il n’est rien si parfait. Ces lèvres ont surtout un vermeil qué j’admire.

J’en suis charmé.

CHARLOTTE

Monsieu , cela vous plaît à dire :

LE PESTES DE PIERRE

Et je ne sais si c’est pour vous railler de moi.

D. JUAN

îMe railler de vous? Non , j’ai trop de bonne foi. Regarde cette main plus blanche que l’ivoire, ; Sganarelle : peut-on...

CHARLOTTE

Ti , monsieu ! al est noire ‘Tout comme je n’ sais quoi.

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