ACTE IV, SCÈNE VJJ
Et de votre salut faites-vous une loi,
Ouîpour l’amour de vous, ou pour l’amour de moi. C’est à ce but qu’il faut que tous vos désirs tendent, Et ce que de nouveau mes larmes vous demandent. Si ces larmes sont peu , j’ose vous en presser Par tout ce qui jamais vous put intéresser.
Après cette prière , adieu , je me retire.
Songez à vous : c’est tout ce que j’avîtis à dire.
J’ai fort prêté l’oreille à ce pieux discours,
Madame; avecque moi demeurez quelques jours : Peut-être , en me parlant , vous me toucherez l’âme
Demeurer avec vous , n’étant point votre femme !
Je vous ai découvert de grandes vérités.
Don Juan, craignez tout, si vous n’en profitez.