‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 70 sur 417 · PULCHÉH1E, HÉRACL1US , MARTI AN · texte numérisé non relu

PULCHÉH1E, HÉRACL1US , MARTI AN

IIÉRACLIUS.

En vain il se promet que sous cette menace

1 L’usage a permis qu’en quelques occasions on put appeler sa

femme su moitié .

Mânes du grand Pompée, écoutez sa moitié.

Ce mot fait là un effet admirable : c’est la moitié du grand Pompée qui parle; mais il est ridicule de dire d’une fille à marier, cette moitié. (V.)

3 Cette figure n’cst-ellc pas un peu outrée et recherchée ? Ce qui est hors de la nature ne peut guère toucher. On reproche à notre siècle de courir après l’esprit, d’affecter des pensées iugénieuscs; c’était bien plutôt le goût du temps de Corneille que du nôtre. Raeine et Boileau corrigèrent la France, qui depuis est retombée quelquefois daus ce défaut séduisant. La vapeur d'uu peu de sang ne peut guère servir à for* hier le tonnerre.

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