‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 91 sur 417 · ACTE III, SCÈNE II. m · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II. m

L a mienne a plus de force, et les yeux mieux, ouvert Et, se dût avec moi perdre tout l’uni vers, jamais un seul moment , quoi que l’on puisse faire ,

Le tyran n’aura droit de me traiter de père.

Je ne refuse au fils ni mon cœur ni ma foi :

Vous l’aimez, je l’estime, il est digne de moi :

Tout son crime est un père à qui le sang l’attache ;

Quand il n’en aura plus, il n’aura plus de tache ;

Et cette mort , propice à former ces beaux nœuds,

Purifiant l’objet , justifier a mes feux.

Allez donc préparer cette heureuse journée;

Et du sang du tyran signez cet hyménée.

Mais quel mauvais démon devers nous le conduit ?

MARTIAN

Je suis trahi, madame; Exupère le suit.

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